chant du colibri tirage d un jour

1re étape : Préparation du support – Découpe du papier. À l’aide d’un couteau, découper le papier plié sur mesure (la feuille doit évidemment être plus grande que la gravure à imprimer). (Pour une impression de gravure sur bois le papier ne doit pas être mouillé). 2 e étape : La préparation de l’encre – Assouplissement. Commedit la légende, un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Il faisait sans relâche et sans repos la navette entre l’eau et les flammes. Echodes Caps n°1488 du 21 septembre 2017. ECH DES C PS HEBDOMADAIRE MUNICIPAL GRATUIT. 21 SEPT. 2017. N.1488 V I L L E D E SAINT-PIERRE Aujardin des colibris: 6 jours au colibri et dans un environnement enchanteur - consultez 1 777 avis de voyageurs, 1 305 photos, les meilleures offres et comparez les prix pour Au jardin des colibris sur Tripadvisor. Passer au contenu principal. Avis. Voyages Alertes Connexion. Messages . Tout voir. Connectez-vous pour obtenir des informations sur vos Unmembre de la rédaction de l'AAARGH tâche d'établir un rapport entre certains événements récents, comme le non au référendum sur la constitution européenne, ou la parution d'un petit pamphlet venimeux contre Heidegger, en s'appuyant sur la réflexion de Thucydide au moment où il entreprend d'écrire sur la Guerre du Péloponnèse et en faisant retour, à propos, sur des textes nonton the walking dead season 11 episode 19. Affiner par géographieJOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE ÉGLISE, VIEUX CLOCHER ET CHAPELLE DES TREIZE CROIX Visites et circuits, Patrimoine - CultureChemillé-en-Anjou 49120Du 17/09/2022 au 18/09/2022Visites guidées du clocher et de la chapelle des Treize Croix lors durant le week-end des Journées Européennes du Patrimoine. L'église sera ouverte toute la journée en visite guidée du vieux village Vie localeSahune 26510Du 06/07/2022 au 31/08/2022Visite guidée du vieux village. Inscription par sms au 06 11 85 34 10. Prévoir chaussures fermées, chapeau/casquette et eau. RDV à la croix du vieux européennes du patrimoine Moulin de la CroixRatte 71500Le 18/09/2022Visite guidée du moulin en continu le dimanche de 14h à 18h Pierre Renaud, intarissable sur l’histoire du petit moulin de la Croix à Ratte vous accueille et vous livre tous les secrets des meuniers et l’histoire de ce site mentionné dès 1666. Une buvette sera tenue par les voisines du moulin, Mmes européennes du patrimoine Moulin de la Croix Lecture - Conte - PoésieRatte 71500Le 18/09/2022Visite guidée du moulin en continu le dimanche de 14h à 18h Pierre Renaud, intarissable sur l’histoire du petit moulin de la Croix à Ratte vous accueille et vous livre tous les secrets des meuniers et l’histoire de ce site mentionné dès 1666. Une buvette sera tenue par les voisines du moulin, Mmes Bio Local et Musical Musique, Marché, Artisanat, Concert, Repas - DégustationPont-Croix 29790Le 06/09/2022Marché de producteurs et artisans de 17h à 20h - Buvette et restauration sur place foods-trucks – Concerts à partir de 19h Aloko ! Musique du soleilSortie nature à la croix des anglais Nature - Environnement, Animaux, Nature - Environnement, Nature - EnvironnementUstaritz 64480Le 07/09/2022Rdv à l'église. Inscription nature à la croix des anglais Nature - EnvironnementUstaritz 64480Le 07/09/2022Rdv à l'église. Inscription Vosgien Croix de Wihr et Petit Hohnack Patrimoine - Culture, Randonnée et baladeMunster 68140Le 25/09/2022Le Club Vosgien de la Vallée de Munster vous propose une marche douce vers la CROIX DE WIHR ET LE PETIT HOHNACK. Du château du Petit Hohnack, il reste aujourd'hui 4 tours celles de l’entrée à l’Est, du moulin au N-O, des Sorcières à l’Ouest et de la chapelle au Sud, ainsi que le donjon construit au XIIe siècle, un puits et une citerne de filtration. Départ à 14 heures place du marché à Munster. 2 h 30 de marche, 8 km, 230 m de dénivelé, difficulté 1/5 accessible à tous. Guide Juliette Nevers, 58, Nièvre, Bourgogne-Franche-ComtéLa Croix Rouge française recrute au sein du "Dispositif Santé Domicile de la Nièvre". Poste basé à Nevers. Le Dispositif Santé Croix Rouge de la Nièvre basé à Nevers regroupe 4 activités à domicile, l'Hospitalisation A Domicile HAD, le Service de Soins Infirmiers A Domicile SSIAD, l'Equipe Spécialisée Alzheimer ESA et le Centre de Soins Infirmiers CSI dont la mission essentielle est de favoriser le maintien à domicile. Poste Sous la responsabilité administrative de la comptable, vous êtes en charge de/d' - Vérifier et enregistrer toutes les factures du CSI, du SSIAD et de l'HAD - Vérifier le bon règlement des factures arrivées à échéances - Participer aux arrêtés comptables avec le CSP - Vérifier l'activité issue de la facturation et réaliser le cadrage des recettes en lien avec le logiciel métier - Réaliser les restitutions budgétaires et administratives - Assurer l'accueil téléphonique et les prises de rendez-vous ESA - Traiter le courrier commandes et réceptions diverses - Gérer la flotte automobile, les sinistres, le parc informatique Profil du candidat Professionnelle rigoureuxse, organisée, votre sens de la planification, vos qualités relationnelles[...]Journées Européennes du Patrimoine - Au Fil du Temps Spectacle de ruePont-Croix 29790Du 23/07/2022 au 18/09/2022 Au Fil du Temps » est un spectacle de rue mais aussi un grand parcours à la découverte de Pont-Croix et des mille facettes de son histoire. Avec de nouvelles saynètes présentées chaque année, les comédiens mettent en scène le quotidien des Pontécruciens de différentes époques, les légendes locales, les situations historiques… Les bâtiments, les monuments et les sites deviennent des décors de théâtre où les personnages historiques ou de fiction s’expriment et jouent des rôles, aidant le public à s’immerger complètement dans les méandres de l’Histoire avec humour et de piste Pour enfantsWattwiller 68700Du 12/07/2022 au 04/09/2022Participez à un jeu de piste à travers la forêt de mémoire du Hartmannswillerkopf. Vous aurez le choix entre 2 niveaux de difficulté familial ou expert. Une activité ludique pour comprendre l’histoire de ce lieu emblématique. Traversez les tranchées françaises et allemandes et découvrez les endroits symboliques de la montagne tels que le rocher Sermet, la croix sommitale ou le monument du 152e libération à Noyon Histoire - Civilisation, Vie associativeNoyon 60400Du 10/09/2022 au 11/09/2022Le samedi 10 septembre au camp militaire sur le camus économique Inovia 9h convoi de véhicules d’époque, au départ du camp reconstitué, dans les communes environnantes 9h à 17h ouverture au public du camp militaire avec bourse militaria 19h30 soirée animée au campus Inovia avec repas sur réservation 20€ par personne Le dimanche 11 septembre au camp militaire sur la campus économique Inovia 9h à 18h ouverture au public du camp militaire avec bourse militaria 9h45 rassemblement des autorités civiles et militaires et des associations patriotiques au monument du Guidon, Croix de Pont-l’Évêque. 10h cérémonie du Souvenir suivie d’un défilé historique en ville puis d’une aubade de l’Harmonie de Noyon. 12h cocktail dans la salle de réception du ChevaletCoupe de France Circuit Competition sportive, Manifestation sportive, Sports mécaniquesCroix-en-Ternois - 62 Du 10/09/2022 au 11/09/2022Ouvert à tous, Spectacle garanti ! Le paddock est au milieu de la piste, il permet de suivre intégralement l’évolution des pilotes et tout cela dans une ambiance détendue. A chaque catégorie ses exigences – L’Historique Tourisme Champion Car avec des voitures de[...]Marché Bio Local et Musical Jazz - Blues, Marché, Musique, Concert, ArtisanatPont-Croix 29790Le 13/09/2022Marché de producteurs et artisans de 17h à 20h - Buvette et restauration sur place foods-trucks – Concerts à partir de 19h Les gars d’en bas Swing Jazz ManoucheStabat Mater Musique, Opéra - OpéretteLons-le-Saunier 39000Le 13/09/2022Le choeur de l’Opéra de Dijon rejoue l’oeuvre d’un grand compositeur d’opéra, Rossini. De la musique sacrée, du XIXe, alors jugée trop séculière, trop sensuelle, trop divertissante pour le sujet religieux » par ses détracteurs. Un joyau de musique vocale ! Stabat Mater est un texte du XIIIe siècle, célébrant la douleur de la Vierge aux pieds de la Croix. Un texte empli de grave solennité, avec laquelle dénote l’esthétique choisie par Rossini, pleine de séduction vocale et d’hédonisme opératique. Pas étonnant, donc, que le compositeur dû essuyer une volée de critiques comment grand Dieu osait-il divertir avec les souffrances de la mère du Christ ? Son Stabat Mater, d’une beauté époustouflante, fut un triomphe dans toute l’Italie après sa création en 1831. Rossini y jongle de manière surnaturelle entre musique lyrique et musique religieuse, gravité majestueuse et mélodies frénétiques, créant ainsi un des sommets de cette forme d’oeuvre. Ici, proposé dans une version où le piano à quatre mains remplace l’orchestre, plaçant ainsi les voix en majesté. Le choeur de l’Opéra de Dijon est rejoint par six solistes et deux pianistes de l’Académie de l’Opéra de Paris. EN PARTENARIAT[...]Super loto et tombola de La Croix Rouge Jeux de hasard - LotoMarignane 13700Le 12/09/2022Ce jour, elle organise en plus, une tombola. C'est peut-être votre grand jour de chance ???...Journée vendanges au château De La Croix Patrimoine - Culture, Repas - DégustationOrdonnac 33340Le 08/10/2022Vivez les vendanges au château De La Croix le temps d'une journée. Dans une ambiance conviviale, participez aux traditionnelles vendanges à la main. A l'occasion de la visite, découvrez la propriété en période de vinification et dégustez le moût de raisin avant le déjeuner. Sur réservation jusqu'au 28/ - EXPOSITION MICHAEL KENNA Exposition, Photographie - Vidéo, Patrimoine - CultureNancy 54000Du 06/07/2022 au 02/10/2022La Ville de Nancy accueille au musée des Beaux-Arts une exposition exceptionnelle de Michael Kenna, Thinking of Ukraine, en partenariat avec Sabine Troncin-Denis. Elle est à découvrir jusqu'au 2 octobre dans le cabinet d'art graphique du musée. Cette exposition rejoint un objectif d'aide humanitaire à l'Ukraine. Michael Kenna propose en effet d'acquérir un tirage original limité de l'une des six photographies choisies parmi la trentaine rapportées d'un voyage en Ukraine en 2013, en contrepartie d'un don de 2000 euros à la Croix-Rouge française. Ces tirages sont limités à 25 exemplaires. Michael Kenna est un photographe d'origine anglaise, maître du paysage en noir et blanc, avec des clichés faits à l'aube ou la nuit, dans la brume ou le brouillard, avec des temps de pause très longs. Il est l'un des photographes les plus importants de sa génération. Il vit actuellement aux Etats-Unis. Les dons par chèque doivent être libellés à l'ordre de "CRF Ukraine 2022". Ils seront transmis directement à la Croix-Rouge. Un reçu fiscal sera envoyé au nom et à l'adresse de l'émetteur du chèque 75% du montant de votre don au profit de la Croix-rouge française peuvent être déduits[...]Exposition - Écho / Manon Painteaux Science et techniqueReims 51100Du 15/07/2022 au 06/09/2022Je déploie un imaginaire investi de créatures intrigantes à la démarche plantureuse et aux mains robustes. Mon univers fait écho aux œuvres de Peter Saul à Stéphane Blanquet. Mes créatures sont inspirées de mes références artistiques et de mon enfance. Je dessinais sur de grandes feuilles des séries de personnages clowns, monstres et créatures diverses nourries par les dessins animés des années 80-90 et par la science-fiction univers apprécié et transmis par mon père. Je souhaite, dans ma démarche, obtenir le juste équilibre entre abstraction et figuration. Mes créatures empruntent au genre humain ses spécificités physiques. On peut également les qualifier de surréalistes, dans la mesure où celles-ci sont inspirées de mes rêves et revêtent des formes organiques. Je ne cherche pas à les définir. Je souhaite, au contraire, qu’elle soit un élément complémentaire qui vient nourrir l’imaginaire de chacun. Je souhaite au travers mon travail faire écho à l’enrichissement et l’accès à des univers divers et variés au sein de la structure de la médiathèque Croix Rouge. La liberté de l’imagination grâce aux images ou aux mots. Le choix est aussi pour moi un écho plus personnel.[...]EXPOSITION - MICHAÊL KENNA - THINKING OF UKRAINE Manifestation culturelleNancy 54000Du 06/07/2022 au 02/10/2022Michael Kenna et Sabine Troncin-Denis, avec le soutien de la Ville de Nancy, vous proposent de soutenir l'action humanitaire en faveur de l'Ukraine en faisant l'acquisition d'un tirage limité de l'une des six photographies choisies parmi la trentaine rapportées d'un voyage en Ukraine en 2013. Ces tirages, limités à 25 exemplaires, seront offerts en échange d'un don de 2000 euros à la Croix-Rouge française. Vos dons par chèque libellé à l'ordre de "CRF UKRAINE 2022" seront transmis directement à la Croix-Rouge et vous recevrez un reçu fiscal au nom et à l'adresse de l'émetteur du chèque 75% du montant de votre don au profit de la Croix-rouge française peuvent être déduits de votre impôt sur le revenu dans la limite de 1000 euros de don. Au-delà, la déduction s'élève à 66% dans la limite de 20% de votre revenu imposable.Formateur wordpress- prestashop h/fEmploi Enseignement - FormationGrand-Croix, 42, Loire, Auvergne-Rhône-AlpesETIIC Formation, centre de formation situé à la GRAND'CROIX, recherche un formateur en WordPress et prestashop pour ses BTS NDRC - Secteur géographique La Grand'Croix - Secteurs d'activités Formation - Qualités requises • Intérêt pour le métier • Autonomie • Esprit d’équipe • Sens de l’écoute et de l’analyse • Rigueur • Organisation • Faculté d’adaptation • Dynamisme Périodicité 5 interventions de 8h00 ou 10 interventions de 4hoo entre septembre et mai selon le planning du formateurAssistant social / Assistante socialeEmploi Messigny-et-Vantoux, 21, Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-ComtéLa Croix-Rouge Française recrute pour ses établissements MAS et EEAP rattaché au Pôle Polyhandicap de la Croix-Rouge en Côte d'Or. Vous êtes titulaire soit du DEASS assistante sociale ou du DESS éducateur spécialisé ou du DCESF conseillère en économie sociale et familiale Le Poste Sous l'autorité de la Directrice du Pôle Handicap, vous êtes en charge pour la MAS et l'EEAP de d' - participer activement au processus d'admission des bénéficiaires - réaliser toutes les démarches administratives auprès des différents organismes permettant de régulariser la situation des bénéficiaires - réaliser avec les familles et équipes pluridisciplinaires les démarches administratives et sociales permettant d'adapter le cadre de vie des bénéficiaires à leur handicap - participer activement aux projets d'orientation ou de réorientation des bénéficiaires en situation de polyhandicap - favoriser et développer des liens avec les partenaires du territoire en vue d'améliorer globalement la situation des bénéficiaires - suivre et accompagner les familles dans leurs démarches et dans le parcours de leurs enfant - réaliser des bilans socio-éducatifs et contribuer à travers votre compréhension[...]Comice agricole Fête, Manifestation culturelleMussidan 24400Le 17/09/2022Comice Agricole de 8h à 17h, aire de Lagut présence d’animaux de la ferme, artisanat, exposition de matériel, legos géants, stand de chasse, champignon, filière bois, apiculture, concours de pêche, animations diverses. Transhumance de moutons avec possibilité de suivre le troupeau à 9h à la Croix Blanche à St Front de Pradoux, arrivée à 10h à l’aire de Lagut. Restauration le midi sur réservation 22 €/pers au 05 53 81 00 51. Tél 05 53 82 06 69/06 83 09 91 19. Comice agricoleCIRCUIT COMMENTÉ 'HAMEAUX D'HIER ET D'AUJOURD'HUI' Patrimoine - Culture, Culte et religion, Randonnée et baladeLe Val-d'Ajol 88340Le 17/09/2022"Hameaux d'hier et d'aujourd'hui" ! Cette sortie emprunte le même chemin que la sortie "Le chemin des croix" - voir par ailleurs sur ce site. Elle est proposée la troisième fois le samedi, dans le cadre des journées du patrimoine. Rando locale niveau 'familles' 8km env. avec nombreuses haltes commentées. Pique nique tiré du sac. Limite 10 personnes. Participation aux frais 3 €. Départ ex Office du Tourisme Rue de Jonglissimo "Haut les corps" Festival généraliste, Danse - Bal - CabaretReims 51100Du 13/09/2022 au 18/09/2022Cette année le festival Jonglissimo revient pour une nouvelle édition ! L’édition Haut les corps» marque un tournant dans l’histoire de Jonglissimo. Cette année, le festival, sera résolument tourné vers arts du mouvement, de l’acrobatie et de la danse ! Les spectacles se dérouleront en salle, en rue et sous chapiteau dans deux grands espaces le centre de Reims et le quartier Croix-Rouge. Billetterie en ligne ou sur place 30 min avant le début des pour la paix Concert, ConcertLIMOGES 87000Le 16/09/2022Concert pour la paix organisé par les professeurs du conservatoire en solidarité avec le peuple ukrainien. en partenariat avec l'APEC. L'intégralité des bénéfices sera reversée à la Croix Rouge. A 20h. Auditorium du conservatoire. Tarif 15€. Réservation obligatoire par téléphone du 22/08/2022 au 15/09/2022 à européennes du patrimoine 2022 Culte et religion, Patrimoine - Culture, Pour enfantsChâtenois 67730Le 18/09/2022Tout un programme à Châtenois sur le thème du "patrimoine durable" ! Concert-découverte de l'orgue Silbermann de l'Eglise St Georges de 14h à 14h45 par Daniel Maurer, professeur d'orgue et titulaire de l'orgue historique Silbermann de l'Eglise St Thomas de Strasbourg. De 14h à 18h ouverture et visites commentées de l'Eglise St Georges et la chapelle Ste Croix, ouverture de la chapelle Ste Anne et de la Tour des Sorcières avec découverte d'objets issus des fouilles - méthodes archéoanthropologiques et résultats. A 14h, 15h15 et 16h30 découverte du quartier du Château avec le Veilleur de Nuit, départ devant l'Eglise St Georges. A 15h découverte des 3 édifices religieux baroques, départ devant l'Eglise St Georges. A 15h30 tour du village commenté, départ devant l'église St rurale de Calmels - Journées Européennes du Patrimoine Culte et religionCalmels-et-le-Viala 12400Du 17/09/2022 au 18/09/2022Au-dessus du portail figure les armes d'Armagnac, l'intérieur abrite un chemin de croix offert par une comtesse de Lévis et le caveau de la famille des Corcoral, seigneurs du Mas Granet et d'Ourtiguet. Dans le cimetière on peut découvrir la tombe de la mère de Monseigneur Affre, archevêque de Paris mort sur les barricades en 1848. Cet édifice fut longtemps le siège de la paroisse de Calmels et le Européennes du Patrimoine Le Calvaire des Récollets Musique, Musique classiqueRomans-sur-Isère 26100Du 17/09/2022 au 18/09/2022Fondé en 1516 par Romanet Boffin, Marchand Drapier , le Calvaire marque l'aboutissement du Chemin de Croix ....Les expositions du musée Verlaine Peinture, Culte et religionJuniville 08310Du 03/09/2022 au 31/10/2022- Jago, peintre Un passage vers ailleurs »Nos temps sont étrangement suspendus. On vit en pointillés. Dedans. Dehors un peu. De l'air ! Qu'on me laisse respirer. Je veux du vent, je veux de la pluie. Regarder des étoiles s'il en reste encore. Et peindre ! Trouver un nouvel alphabet, d'abord. De nouvelles lettres pour écrire de nouveaux mots. Construire, allons, osons le mot un dialogue spirituel. Chemin ardu et tâtonnant vers une abstraction que l'on veut plus puissante que le monde des images passées. Pèlerinage sans boussole, chemin de croix pieds nus sur les cailloux du Hubert Pauget, peintre Si ces hiers allaient manger nos beaux demains ? »Hubert Pauget, peintre en Ardenne, consacre son œuvre de maturité à Paul Verlaine après avoir illustré Rimbaud. Après nous avoir invité à découvrir diverses représentations du Verlaine d’hier et d’aujourd’hui et à apprécier un poète moderne et intemporel, Il propose une vision colorée autour du thème de l’âme religieuse de EUROPÉENNES DU PATRIMOINE - LA CHAPELLE DE LA GACHETIÈRE Visite guidée, Visites et circuitsAngrie 49440Du 17/09/2022 au 18/09/2022Chapelle construite en 1632 qui abrite encore une croix et une statue de St Jacques. Visite libre ou commentée sur demande DU PATRIMOINE - CHÂTEAU DE VILLENEUVE ET SES JARDINS Patrimoine - Culture, Histoire - Civilisation, Plante - FleurTerranjou 49380Du 17/09/2022 au 18/09/2022Le château de Villeneuve, monument historique des XII et XV èmes siècles, est une ancienne ferme fortifiée située au milieu des vignobles du Layon. De magnifiques jardins historiques y ont été reconstitués. Après avoir passé le châtelet, on accède d’abord à une immense cour paysagée formée par le logis seigneurial et les anciens bâtiments d'exploitation dont les façades aveugles formait la protection. Au sud, un jardin d’inspiration italienne occupe la terrasse du logis ancien. Un parterre géométrique fait de carrés de buis propose des aplats de végétaux de couleur, légumes ou fleurs. Hors les murs d’enceinte, le jardin clos d’Artus, d’inspiration médiévale, est entouré par une charmille. Très symbolique, basé sur la croix, il comprend quatre entités les fleurs, le potager, des carrés de simples et une roseraie échiquier. Un labyrinthe en Ifs mène à la fontaine de jouvence. Un livret explicatif est remis. Vous croiserez sur le parcours les propriétaires qui pourront vous faire partager leur passion pour ce - Maison de la Baie d'Audierne Nature - EnvironnementTréguennec 29720Du 17/09/2022 au 18/09/2022Expos photos - Chemin de pierres chapelles dolmens, calvaires, menhirs ou simples croix sont un marqueur fort de l'image de la Bretagne touristique. un parcours de 24 grandes photos de Roland Chatain dans la cour est de l'ancienne ferme de St-Vio vous est proposé pour découvrir sous un angle insolite, ces témoignages de notre passé. - Hirondelles et martinets il existe en France 5 espèces d'hirondelles et 3 de martinets. Serge Kergoat dresse leur portrait et nous apprend à les différencier. Il présente aussi les menaces qui pèsent sur ces oiseaux fragiles et quelques façons de les aider pour qu'ils puissent revenir chez nous, année après année, pour se reproduire. -La faune de l'estran dès que la mer se retire, le monde de l'estran s'offre aux pêcheurs à pied, mais aussi aux curieux de nature. Il faut parfois de bons yeux pour repérer toute une faune étrange parmi les algues et sous les cailloux. Crustacés, échinodermes, limaces de mer ou ascidies, le groupe "observatoire de l'estran" de Bretagne Vivante nous donne à voir quelques-uns des animaux de nos littoraux. - Plogoff, regards croisés il y a 40 ans le projet de centrale nucléaire à la pointe du Cap Sizun[...]JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE - CHAPELLE CROIX POULET Histoire - CivilisationAngrie 49440Du 17/09/2022 au 18/09/2022Chapelle construite en 1846, récemment restaurée, qui abrite une Vierge en bois qui daterait d'avant la Révolution. A découvrir à proximité un mémorial érigé en l'honneur d'aviateurs tombés pendant la 2nd Guerre de films historiques CinémaWattwiller 68700Du 17/09/2022 au 18/09/2022Projection de deux films emblématiques Les croix de bois de Raymond Bernard samedi 17 septembre et La victoire en chantant de Jean-Jacques Annaud dimanche 18 septembre. Une introduction historique et un temps d’échange seront proposés autour des deux européennes du patrimoine église fortifiée Visites et circuits, Patrimoine - CultureBurelles 02140Du 17/09/2022 au 18/09/2022Burelles, église fortifiée emblématique de Thiérache ! C'est une église remarquable notamment par sa construction en forme de croix latine renversée et son système défensif complet comportant une soixantaine de meurtrières. Elle est classé MH monument historique depuis 1931, avec un chœur de pierres blanches transformé jusqu'en deuxième partie du XVIème siècle et une forteresse de briques. Visites libres et visites guidées avec un départ toutes les et bourse moto Brocante - Vide-grenier, Repas - DégustationLivry 58240Le 18/09/2022Venez participer à la brocante et bourse moto, à Livry. Restauration et buvette sur place au stade de La Croix. Gratuit jusqu'à 4 mètres linéaires, puis 2€ le mètre de films historiques Manifestation culturelleWattwiller 68700Du 17/09/2022 au 18/09/2022Projection de deux films emblématiques Les croix de bois de Raymond Bernard samedi 17 septembre et La victoire en chantant de Jean-Jacques Annaud dimanche 18 septembre. Une introduction historique et un temps d’échange seront proposés autour des deux et bourse motoLivry 58240Le 18/09/2022Venez participer à la brocante et bourse moto, à Livry. Restauration et buvette sur place au stade de La Croix. Gratuit jusqu'à 4 mètres linéaires, puis 2€ le mètre de transport - bts gtla alternance h/fEmploi TransportChaponnay, 69, Rhône, Auvergne-Rhône-AlpesETIIC Formation, centre de formation situé à la GRAND CROIX, recherche pour une entreprise partenaire des candidats pour effectuer un BTS Gestion des Transports et Logistique Associée ex Transport et Prestations Logistiques en alternance. - Secteur géographique de l'entreprise Chaponnay 69 - Lieu de la formation La Grand Croix 42 - Secteur d'activité Entreprise de transport. - Rémunération Pourcentage du SMIC en fonction de l'âge et du niveau d'études. - Début de la formation Fin septembre - Objectifs du diplôme, à terme • Assumer la responsabilité d’un secteur d’activité de l’entreprise • Assurer le suivi administratif et commercial des marchandises • Mettre en place des solutions de transport et/ou de logistiques optimales • Communiquer en français et en langue étrangère • Assurer la traçabilité, la sécurité et la qualité des opérations • Evaluer les coûts et les résultats obtenus • Mobiliser les technologies de l’information et de la communication • Obtention de l’attestation de capacité de transportÉducateur spécialisé / Éducatrice spécialiséeEmploi Fort-de-France, 97, Martinique, -1La Croix-Rouge française en Martinique recrute pour sa structure de Premier Accueil des Demandeurs d'Asile sPADA Éducateur spécialisé / Éducatrice spécialisée. Vos missions - participer à l'accueil des demandeurs d'asile DA au sein de la sPADA - Accompagnement des DA pour la complétude du dossier OFPRA - Accompagnement social des DA dans le cadre des missions définies pour la sPADA - Lien avec les partenaires du réseau 6h/semaine seront destinés à renforcer l'équipe du service d'aide aux victimes de la Croix-Rouge française sur le dispositif du Parcours Sortie de Prostitution. Votre rigueur et votre sens du travail en équipe sera un véritable atout pour ce poste. Maitrise du Créole indispensable, des compétences en espagnol seraient un plus. CDD de 6 mois à partir de Septembre 2022 -Aide-soignant / Aide-soignante en gériatrieEmploi Nevers, 58, Nièvre, Bourgogne-Franche-ComtéLa Croix-Rouge Française recrute pour son Equipe Spécialisée Alzheimer L'Equipe Spécialisée Alzheimer est rattaché au SSIAD de la Nièvre, composé de plusieurs établissements sur le département. L'équipe regroupe une psychomotricienne, des assistantes de soins en gérontologie, une secrétaire et une infirmière coordinatrice, qui apportent un accompagnement adapté, favorisent le maintien à domicile. Vous rejoindrez donc une équipe dynamique, pour qui l'entraide et le partage sont présents au quotidien. Poste Sous la responsabilité administrative de l'infirmière coordinatrice, vous êtes en charge -d'accompagner le bénéficiaire dans les actes de la vie quotidienne afin de préserver son autonomie en dispensant des soins d'hygiène et de confort -de participer à la réalisation des soins et accompagner le bénéficiaire dans les actes de la vie quotidienne hygiène, confort, maintien de l'autonomie, prise des repas et des médicaments. -de mesurer les principaux paramètres de l'état de santé du bénéficiaire évaluation des signes cliniques, de la douleur, surveillance des fonctions vitales. -de faire le lien entre le bénéficiaire, les familles et les professionnels de santé et[...]Aide-soignant / Aide-soignanteEmploi Nevers, 58, Nièvre, Bourgogne-Franche-ComtéL'équipe de l'HAD est composée de Médecin coordinateur, Psychologue, Assistante sociale, Infirmière coordinatrice, Infirmiers de liaison, Aides-soignantes, Logisticienne, Assistante et Agent de service. En nous rejoignant, vous adhérez à une équipe pluridisciplinaire jeune et dynamique et participez au suivi de la Certification HAS La Croix Rouge française recrute pour son service d'Hospitalisation A Domicile HAD au sein du "Dispositif Santé Domicile de la Nièvre" Poste Sous la responsabilité de l'Infirmière Coordinatrice vous êtes en charge de d' - Accompagner le patient dans les actes de la vie quotidienne afin de préserver son autonomie en dispensant des soins d'hygiène et de confort - Participer à la réalisation des soins et accompagner le patient dans les actes de la vie quotidienne dans le respect de son intégrité physique et morale - Mesurer les principaux paramètres de l'état de santé du patient prise des constantes, évaluation de la douleur, surveillances des fonctions vitales - Participer à des actions de prévention, de dépistage et d'éducation à la santé Un véhicule de service est mis à disposition pour exercer vos missions. Profil du candidat Votre[...]Psychomotricien / PsychomotricienneEmploi Nevers, 58, Nièvre, Bourgogne-Franche-ComtéLa Croix Rouge française recrute pour son Equipe Spécialisée Alzheimer au sein du Dispositif Santé Domicile de la Nièvre » Poste basé à Nevers avec déplacement sur tout le département. Poste Sous la responsabilité administrative de l'infirmière coordinatrice, vous êtes en charge de/d' Favoriser, par des actes de rééducation et de réadaptation appropriés aux incapacités et aux potentialités de chacun, le développement ou la récupération des fonctions psychomotrices du bénéficiaire, en utilisant le corps comme médiateur Réaliser un bilan psychomoteur ; définir, en concertation avec l'équipe médicale et paramédicale, les objectifs de rééducation et de réadaptation et tenir informé le bénéficiaire et son entourage Choisir les techniques et adaptez la fréquence des séances aux objectifs, en prenant en compte la globalité du projet thérapeutique du bénéficiaire, ses activités et sa fatigabilité ; Rééduquer les troubles du développement et les désordres psychomoteurs tels que les troubles du schéma corporel, les troubles de la latéralité ou de l'organisation spatio-temporelle qui permettront au bénéficiaire de développer des conduites plus adaptées à son environnement[...]Chargé / Chargée d'accueilEmploi Montpellier, 34, Hérault, OccitanieAntenne Croix d'Argent - 909 avenue de Toulouse 34070 MONTPELLIER Participation au travail d'accueil, d'information et d'orientation du public et partenaires ainsi qu'à l'organisation administrative de l'Antenne Croix d'Argent de la MLJ3M. Missions -Accueil physique de tout public qui s'adresse à la MLJ3M -Accueil téléphonique Gérer un standard, prendre des messages -Gérer le flux, c'est à dire gérer les temps d'attente, les tensions ; contrôler les mouvements du public dans l'enceinte de la MLJ3M -Informer et orienter le public -Aider le jeune à remplir un document administratif, une fiche d'accueil -Participer à l'animation et à l'organisation de l'espace d'information et de documentation. -Gérer des emplois du temps proposer des plages de rendez-vous pour entretien individuel, action collective, en fonction des plannings de l'équipe ; apprécier le degré d'urgence d'une demande et la gérer en adaptant les emplois du temps ; gérer et agencer des activités individualisées et collectives multiples réunions, ateliers collectifs ; interventions régulières de partenaires extérieurs. -Assurer des relances téléphoniques recueillir les informations et les saisir sur[...]Infirmier / Infirmière de soins générauxEmploi Châtillon-en-Bazois, 58, Nièvre, Bourgogne-Franche-ComtéLa Croix Rouge française recrute pour son Centre de Soins Infirmiers au sein du Dispositif Santé Domicile de la Nièvre ». Poste basé à Chatillon en Bazois En nous rejoignant, vous vous engagez dans une démarche qualité où la bientraitance a une place importante. Poste Sous la responsabilité de l'Infirmière Coordinatrice, vous êtes en charge de/d' - Organiser et coordonner les actes infirmiers, en analysant l'état de santé du bénéficiaire et mettant en place un parcours de soin adapté - Réaliser et évaluer les actes infirmiers dans son rôle propre ou sur prescription médicale, en effectuant les actes et activités thérapeutiques planifiés, en mettant à jour le dossier du bénéficiaire et en appliquant les procédures d'urgence et de situation d'exception - Contribuer à la démarche qualité et à la gestion des risques en participant à l'élaboration des protocoles et procédures et aux différentes instances et comités d'établissement Profil du candidat Titulaire d'un diplôme d'Etat d'Infirmier, du permis B et du pass vaccinal. Vous avez idéalement une première expérience. Dynamique, rigoureux-se et disponible vous faites preuve d'adaptabilité et d'ouverture d'esprit. Vous[...]Aide-soignant / Aide-soignante à domicileEmploi Montdidier, 80, Somme, Hauts-de-FranceLa Croix-Rouge Française recrute Une Aide Soignante à domicile au sein du SSIAD d'AMIENS situé 6 rue Colbert. Vous rejoindrez une équipe pour qui l'entraide et le partage sont présents au quotidien ! Vous accompagnez le bénéficiaire dans les actes de la vie quotidienne afin de préserver son autonomie en dispensant des soins d'hygiène et de confort. Vous êtes en charge de Participer à la réalisation des soins et accompagner le bénéficiaire dans les actes de la vie quotidienne hygiène, confort, maintien de l'autonomie, prise des repas et des médicaments. Mesurer les principaux paramètres de l'état de santé du bénéficiaire évaluation des signes cliniques, de la douleur, surveillance des fonctions vitales. Faire le lien entre le bénéficiaire, les familles et les professionnels de santé et construire un projet individualisé Contribuer à la démarche qualité et à la gestion des risques, suivre le bénéficiaire et les soins à prodiguer, en traçant votre activité. Profil du candidat Titulaire d'un diplôme d'Etat d'Aide-soignant, vous avez idéalement une première expérience. Autonome et organisée, votre capacité d'adaptation à une équipe pluridisciplinaire sont des[...]Aide-soignant / Aide-soignante à domicileEmploi Amiens, 80, Somme, Hauts-de-FranceLa Croix-Rouge Française recrute Une Aide Soignante à domicile au sein du SSIAD d'AMIENS situé 6 rue Colbert. Vous rejoindrez une équipe pour qui l'entraide et le partage sont présents au quotidien ! Vous accompagnez le bénéficiaire dans les actes de la vie quotidienne afin de préserver son autonomie en dispensant des soins d'hygiène et de confort. Vous êtes en charge de Participer à la réalisation des soins et accompagner le bénéficiaire dans les actes de la vie quotidienne hygiène, confort, maintien de l'autonomie, prise des repas et des médicaments. Mesurer les principaux paramètres de l'état de santé du bénéficiaire évaluation des signes cliniques, de la douleur, surveillance des fonctions vitales. Faire le lien entre le bénéficiaire, les familles et les professionnels de santé et construire un projet individualisé Contribuer à la démarche qualité et à la gestion des risques, suivre le bénéficiaire et les soins à prodiguer, en traçant votre activité. Profil du candidat Titulaire d'un diplôme d'Etat d'Aide-soignant, vous avez idéalement une première expérience. Autonome et organisée, votre capacité d'adaptation à une équipe pluridisciplinaire sont des[...]Concert YN'Patrimoine - Huit Nuits Concert, Manifestation culturelle, Manifestation culturelle, Musique, Patrimoine - CultureCROIX-MARE 76190Le 23/09/2022Les concerts YN’ Patrimoine naissent cette année d’une volonté révéler notre patrimoine local à l’occasion de moments musicaux dans des lieux peu connus de notre territoire. La programmation proposée par La Fée Sonore et Yvetot Normandie Tourisme vous offre des instants conviviaux propices au partage et aux rencontres. Nos hôtes vous accueilleront et vous feront découvrir le charme et la singularité des lieux avant de laisser place à des concerts aux ambiances et rythmes diversifiés... A la croisée du swing, musette et de la chanson française, Swing 276 vous replonge dans l'ambiance des années 40/50 mêlant énergie et bonne humeur. Une harmonie parfaite avec le lieu qui nous accueille en ce dimanche matin, autour d'un petit-déjeuner l'Auberge du Val au Cesne, maison de campagne vieille de 3 siècles, trône dans son écrin de verdure, au cœur d'un site naturel classé. Nombre de places limité. Inscription 4 voix lisent James Joyce Manifestation culturellePont-Croix 29790Le 23/09/2022Irlandais exilé en Italie , en France, il écrit Gens de Dublin, recueil de nouvelles dont nous lirons des extraits. Puis Ulysse, d’une écriture moins classique, qui bouleverse les codes du roman et par l’utilisation du discours intérieur modifie aussi notre perception du monde supplémentairesAnimauxArtisanatBrocante - Vide-grenierCinémaCompetition sportiveConcertCulte et religionDanse - Bal - CabaretExpositionFestival généralisteFêteHistoire - CivilisationJazz - BluesJeux de hasard - LotoLecture - Conte - PoésieManifestation culturelleManifestation sportiveMarchéMusiqueMusique classiqueNature - EnvironnementOpéra - OpérettePatrimoine - CulturePeinturePhotographie - VidéoPlante - FleurPour enfantsRandonnée et baladeRepas - DégustationScience et techniqueSpectacle de rueSports mécaniquesVie associativeVie localeVisite guidéeVisites et circuits-1AisneArdennesAveyronBas-RhinBouches-du-RhôneCôte-d´OrDordogneDrômeFinistèreGirondeHaut-RhinHaute-VienneHéraultJuraLoireMaine-et-LoireMarneMeurthe-et-MoselleNièvreOisePas-de-CalaisPyrénées-AtlantiquesRhôneSaône-et-LoireSeine-MaritimeSommeVosgesEnseignement - FormationTransport Passer au contenu AccueilBiographieGalerieART ANIMALIERPORTRAITNUS OU PRESQUEAU CŒUR DE LA NATUREPERSONNAGES CÉLÈBRESILLUSTRATIONS DIVERSESTirages d’ArtLivresContact LivresSéverine2022-04-30T171009+0200 Séverine ChailletLivresAslinnAuteur Séverine Chaillet Illustrateur Séverine Chaillet Editeur Auto édition Album à partir de 8 ans. Livre jeunesse de 48 pages – format A4 – couverture cartonnée – dos cousu collé. Prix 16€. Commande via la page contact. L’histoire en quelques mots Aslinn, créature rare et précieuse, vit à l’abri d’une immense cage dorée, dans la luxueuse demeure de ses Maîtres. Considérée comme un joyau, elle est l’objet de toutes les attentions. Un jour, elle se retrouve face à Solal, un de ses congénères vivant dans la forêt. Jeune sauvage épris de liberté, il lui parle du vent, du soleil et des beautés que lui offre le monde. Mais Aslinn ne connait du monde que ce qu’elle aperçoit par la fenêtre qui se trouve devant sa cage. Méfiante et effrayée par l’inconnu, elle est persuadée que Solal lui ment, qu’elle a tout pour être la plus heureuse et qu’elle vit dans le plus bel endroit qui soit. Jusqu’au matin où, pour la 1ère fois, elle assiste au lever du soleil. Elle réalise alors que Solal n’a pas menti et n’aura plus qu’une idée en tête quitter ses barreaux et retrouver le soleil. Dépôt légal décembre 2017 Ouvrage imprimé en France par Imprimerie Courand & Associés ISBN 979-10-699-1194-9Le rêve d'AnandaAuteur Agnès Bulté Illustrateur Séverine Chaillet Editeur Pousse de Yogi Album à partir de 8 ans. Livre jeunesse de 28 pages – format 21x21cm – couverture souple – dos carré collé. Prix 10€. Commande via le site de Pousse de Yogi L’histoire en quelques mots Un colibri dépose sept petites clés magiques dans le jardin d’Ananda. Au fil de l’histoire, tu découvriras le secret du chant qu’il murmure… Dépôt légal janvier 2021 Ouvrage imprimé en France par Imprimerie Courand & Associés ISBN 978-2-9554411-5-2 Page load link Nous utilisons des cookies ! Avec votre consentement, certains seront utilisés pour mesurer et analyser l'utilisation du site. D'autres sont nécessaires à son bon fonctionnement. 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La nouvelle devient le scénario de La Boue premier titre attribué à Fièvre, publié dans Drames de cinéma dans cette écriture extrêmement concise qui caractérise les drames cinégraphiques écrits par Delluc. Le lecteur verra suffisamment le déroulement des scènes et leur équilibre, explique-t-il. C’est son imagination, aidée de son intelligence, qui lui évoquera les images à la distance voulue dans la proportion voulue, selon le mouvement voulu. Et le réalisateur, de même, emploiera presque automatiquement les procédés de son métier comme l’écrivain met sa pensée sous forme de mots sans recourir à un dictionnaire. Et même l’apprenti, ignorant de tous trucs professionnels, les apprendra machinalement en obéissant à sa raison[1]».Produit par Alhambra-Film, société de production fondée par Delluc, La Boue est tourné en huit jours seulement, en février 1921, dans les studios Gaumont des Buttes-Chaumont. Le décor du cabaret populaire marseillais est construit en quatre jours. Les quelques plans du port de Marseille, contrepoint à l’univers clos du cabaret, sont tournés en extérieur dans le incarner les nombreux et indispensables rôles secondaires qui viennent cimenter l’interprétation des vedettes comme Edmond Van Daële, Gaston Modot, Ève Francis et Elena Sagrary, Delluc fait appel à des acteurs amateurs, dont quelques amis. Ils donnent véritablement corps au lieu et à l’action grâce à une brillante méthode qui consiste à les plonger et à les maintenir dans le climat du film, et en leur attribuant une personnalité propre et marquée. Ainsi l’ancien clown Footitt interprète l’homme au chapeau gris, gentleman des demoiselles ou paladin de l’aventure en eau trouble[2]», de Malte est un ivrogne définitivement rivé à sa table, Léon Moussinac le matelot César et sa femme Jeanne la galante Flora. Delluc rapporte ainsi ses sentiments sur le plateau La vie du Bar-bar commence. Ève Francis silhouette sa robe photogénique sur la toile de Bécan où dorment les bateaux du Vieux-Port. Elle attend quoi? Que les bateaux aient des pattes, que la rose d’argent érigée sur le comptoir fleure l’héliotrope ou que Modot ressemble à Joubé? On verra bien. Ce Modot est épatant. Et voilà bien son seul défaut. Dès qu’il entre dans un rôle, tout y est, et l’on s’apprête à ne rien lui dire tant il est peu acteur, mais homme. Ses godillots de faux luxe, sa chemise à carreaux, sa coiffure savante, sa gueule précise et bien musclée, quelle allure! Et quelque chose en plus, à l’intérieur le sens du cinéma.[3]» Dans une ambiance glacée en raison des températures hivernales, la ferveur des protagonistes augmente à mesure que se déroule l’intrigue. Car Delluc tourne les scènes en continuité, dans l’ordre de l’écriture du scénario exceptée la scène du mariage de Militis, située dans le passé, respectant ainsi l’unité de temps et de lieu et exaltant la montée progressive de la tension et de la violence. Professionnels ou amateurs tous sont entraînés dans un mouvement qui les anime et les humanise. Est-ce la brutalité de leurs personnages? Est-ce l’atmosphère amusante du drame? Est-ce la rapidité, est-ce l’intensité que nous apportons tous à la réalisation de ce drame de huit jours qui demandait normalement trois ou quatre semaines? Je ne le sais pas encore. Je ne le saurai jamais. La fièvre court. Le bal se démène. L’alcool enveloppe les dix ou quinze petites tragédies qui composent cet essai d’ensemble tragique. Après seulement, nous comprendrons que c’était folie d’entreprendre ce film. Il est raisonnablement impossible d’indiquer le détail de chaque minute à trente individus qui doivent rester au même plan, c'est-à-dire demeurer aussi importants les uns que les autres aux yeux du spectateur. Mais il est arrivé que trente jeunes gens ont compris et ont senti la qualité de collaboration qu’on leur demandait. Intelligents, prudents mais passionnés, désintéressés, artistes, spontanés, électrisés par leur propre sincérité, ils composent avec soin et avec simplicité une espèce d’enthousiasme symphonique dont leur Kappelmeister d’un jour garde une impression de joie inoubliable.[4]»L’interprétation est sobre et splendide, le rythme haletant. Delluc dresse un tableau qui prend vie instantanément, avec une intensité telle que le réalisme qui en émane est saisissant. Chaque personnage se débat avec sa solitude, dans une ambiance close, trouble et dépravée, teintée des airs d’Hindoustan tout droit sortis du piano mécanique. À la nostalgie, l’ennui et le rêve, Delluc mêle l’envie, le fantasme, les mystères et la magie du voyage. La tension progresse et devient vite venimeuse avant que l’ivresse et la folie renversent la réalité de manière abrupte et sordidement banale. La Boue est présenté en avril 1921 à la Commission Supérieure d’examen des Films Cinématographiques du ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts et suscite de vives oppositions de la part des représentants du ministère de l’Intérieur. D’une manière générale, le fait que l’action se déroule dans un bouge» dérange. Ils exigent non seulement la coupe de certaines scènes estimées trop subversives des scènes de violence, le sein dévoilé de Vintiane mais également le changement du titre, jugé trop provocant. C’est donc censuré de quelques scènes que le film est finalement accepté par la censure en mai 1921, sous le titre de Fièvre. Sa première représentation a lieu le 8 juin et sa sortie en salle le 24 septembre 1921.Ah! Certes, Louis Delluc est un grand criminel ironise Pierre Scize[5] dans un article publié dans Bonsoir. Il a supposé dans son cynisme que l’on pouvait observer autour de soi le monde, les hommes, les femmes, le cirque des passions, le jeu des désirs, le conflit des races et beaucoup d’autres choses innommables dont on ne peut s’occuper que si l’on est vraiment perdu de vices et de crimes.» Ève Francis déclare Fièvre est une fresque brutale, une tranche de vie grouillante, dramatique, osée, directe, dépouillée. Un comprimé de sensations âpres excessives et émouvantes. Le film eut un effet ahurissant sur la faune cinégraphique d’alors et il porta ses fruits». Le film séduit le public et la critique est dithyrambique. Dans Le Crapouillot, Léon Moussinac affirme que Delluc est dans la vérité cinégraphique. L’anecdote n’intervient que pour servir en quelque sorte d’armature au tableau, l’animer et en porter ainsi au maximum l’intensité expressive. L’image se suffit absolument à elle-même, le texte n’intervient que dans la mesure strictement indispensable. Demain, Delluc l’éliminera complètement de ses réalisations visuelles. Tout l’intérêt se concentre, de la sorte, dans la répartition des valeurs. Peu d’œuvres cinégraphiques sont aussi caractéristiques et plus riches d’indications.» Paul de la Borie écrit dans La Liberté Derrière chaque geste, chaque regard, chaque nuance de pensée ou d’action des héros du film, il y a l’intelligence de l’auteur qui poursuit son but et vise à l’effet médité. Et c’est pourquoi, sans nul doute, jamais nous n’avons vu un drame cinégraphique s’élever à cette intensité d’expression. Mis en scène avec une telle recherche d’art – d’art cérébral plus encore que d’art plastique – interprété par des artistes comme Ève Francis, Elena Sagrary, Van Daële, Modot, qui sont dotés de la flamme intérieure, ce film – cinématographiquement parlant – est admirable. Il est, en tout cas, inoubliable.»Samantha Leroy[1] Louis Delluc, prologue de Drames de cinéma, Ed. du Monde Nouveau, Paris, 1923, p. V.[2] Louis Delluc, Huit jours de Fièvre, Cinéa n° 20, 23 septembre 1921[3] Louis Delluc, idem.[4] Louis Delluc, idem.[5] Sa femme Noémie interprète le rôle de la Rafigue. Willette, Autoportrait sd Vive la Commune, illustra Adolphe Willette, brouillard de Toussaint, Le Courrier français no44, 4 novembre 1894 Adolphe Willette, autoportrait, 1906 Adolphe Willette, Alleluia, je couve mon oeuf,Courrier français no16, 20 avril 1905 Adolphe Willette, à propos de la grève des croque morts, Le courrier français no32, 9 août 1891 Adolphe Willette Menu Tabarin 1905 Adolphe Willette en Pierrot, Revue Illustrée, juillet 1898 A la Samaritaine étrennes jouets, 1908, lithographie en couleurs A la prochaine Toussaint, Sans-Gêne, 7 dec. 1901 Willette Willette, Yvette Guilbert, dessin paru dans le Courrier Français en 1899 Willette, Pauvre Pierrot, poèmes en images, Paris, Léon Vanier, 1887 – 1857 Naissance le 31 juillet 1857 à Châlons-sur-Marne, rue du Grenier à sel. Le jeune Adolphe est le fils du capitaine Willette, attaché à la division militaire de Marseille et de Claire-Élisabeth Junck. Il a un frère aîné qui deviendra docteur, épousera une certaine Marguerite Rousselet et aura deux enfants, Robert lui-même docteur et Suzette. Il descend par son père de la famille Mollière de Thugny, propriétaires terriens à Adon dans le Loiret Sa grand-mère du côté paternel, Eugénie de Thugny, épouse un certain Joseph-Arnould Willette, né en 1771 et garde civil de l’échafaud sur lequel est guillotiné Louis XVI en 1793. Le couple a sept enfants dont Henri-Léon, futur colonel et père de Willette. Du côté maternel, on retrouve un Junck capitaine à Waterloo. – La famille Willette Habite la rue Saint-Dominique, puis le 77 rue de Grenelle. – 1867 Le petit Adolphe apprend à lire à l’Institut Boniface puis Aubusson à Paris, 18 rue de Condé. – 1868-1875 Élève au lycée de Dijon. Il y fonde son premier journal, L’Echo des Bahutins. Un de ces meilleurs camarades, Stanislas Clair, son aîné de deux ans environ, devient prêtre. Il deviendra un personnage clé de la fin de la vie du dessinateur. – 1870 Voyage à Cassel, pour aller rendre visite à son père, prisonnier de guerre, puis Bruxelles dans la famille maternelle. Le colonel Willette est mis en congé après sa détention, ce qui lui évite d’avoir à rejoindre l’armée versaillaise qui s’apprête à écraser la Commune de Paris. – 1875 La participation de son père à la rocambolesque évasion de Bazaine de l’Île de Sainte-Marguerite le fait radier du lycée avant le passage du Baccalauréat. Il arrive au Quartier Latin à l’âge de 18 ans. Il est inscrit aux Beaux-Arts sur les relations paternelles, puis est reçu au concours des places ». – 1er juillet 1876 Willette publie ses premiers dessins dans La France illustrée, journal de l’abbé Roussel dont la partie illustrée est aux mains d’un certain Mathieux, beau-père du dessinateur Yann d’Argent lequel illustrera bientôt le Pierrot d’Alfred Assolant. Ledit journal paie la forte somme de 20 francs le dessin. Mathieux ne paie à Willette que 20 francs… pour quatre dessins, dont un est caviardé par la censure. C’est sous ce prétexte que le débutant se voit volé de la somme normalement prévue. Premier contact du futur satiriste avec un directeur de presse et le début d’une amertume qui ne cessera de grandir. Willette, Pauvre Pierrot, poèmes en images, Paris, Léon Vanier, 1887, détail d’une planche 2 Willette, Pauvre Pierrot, poèmes en images, Paris, Léon Vanier, 1887, détail d’une planche 1 Willette, L’Album no15, librairie illustrée Tallandier, 1902, Willette, L’Album no15, librairie illustrée Tallandier, 1902, Willette, L’Album no15, librairie illustrée Tallandier, 1902, Willette, L’Album no15, librairie illustrée Tallandier, 1902, Willette, illustration pour Paris dansant de Georges Montorgueil, 1898 Willette, illustration pour l’iconographie d’Adolphe Willette, par Paul Beuve, Paris, Charles Bosse, 1909 Willette, 1913, agence de presse Meurisse Willette, 1913, agence de presse Meurisse, Willette contre le sénateur Bérenger, Coemedia, 14 septembre 1911 Souvenez-vous Le Rire rouge 4 nov. 1916 – Il reste près de quatre ans à l’École nationale des Beaux-Arts où il n’obtient aucune récompense mais y apprend plus fructueusement à l’école buissonnière, dont [il] suit encore les cours aujourd’hui » lettre du 29 décembre 1905, parue dans la Revue d’Art et reprise par Georges Denoinville dans Les Maîtres artistes Adolphe Willette, recueil d’opinions réunies par Marcel Delas, Paris, 61 rue Condorcet, in 8, SD. – Il attrape la typhoïde au moment où il prépare le concours du prix de Rome. Il devient élève de Cabanel et se fera renvoyer en 1878 pour s’être autoreprésenté sur les fresques du Panthéon il est encore possible aujourd’hui de l’identifier, sous les traits du duc d’Anjou, assis à la gauche de saint Louis, de face, vêtu d’une blouse rouge, sur le grand panneau du milieu. Il suit en outre les cours d’esthétique de Charles Blanc. Il est domicilié chez son père, colonel en retraite, 7 rue de Villars mais habite une mansarde au Quartier latin qu’il partage avec un condisciple, Paul Quinsac, au 83 rue Saint-Jacques. Puis il déménage pour habiter 77 rue de Vaugirard avec un rapin nommé Jean d’Alheim. Il prend des leçons de boxe et de savate chez Charlemond, ce qui n’est pas indifférent lorsque l’on sait qu’en dépit de sa petite taille, il n’hésitera pas à faire fréquemment le coup de poing contre la gente marloupine du bas Montmartre. – 1877 Commande d’un panorama pour le baron Espeleta, par l’intermédiaire de Paul Arène et de Pichat. Le propriétaire survient sur le chantier et voit Willette débuter son ouvrage, dans ses vêtements de collégien qu’il emploie comme bleu de travail. Il est immédiatement congédié. – Le 16 avril 1878, il subit le tirage au sort pour la conscription. A priori, il en est exempté grâce à son frère qui s’est engagé comme médecin militaire en Cochinchine. – 1878 Il fait partie du groupe des Hydropathes dont il est le benjamin. – 1878-79 Les Hydropathes se séparent mais toute la bande se retrouve dans le cabaret La Grande Pinte 1878-1880 qu’a ouvert un ancien acteur nommé Laplace. Les modèles sont admis, chose ahurissante à l’époque. Ce sont les débuts montmartrois de Georges Brandimbourg et de la future bande de la rue du Delta. On y boit jusqu’après minuit, au mépris des règlements de police. Willette y débute sur scène » en soliloquant déguisé en Pierrot. Laplace coule son affaire en une année mais c’est dans ses murs que Rodolphe Salis persuade Goudeau de participer à l’ouverture d’un lieu plus pérenne, Le Chat noir, qu’il se prépare à inaugurer au 84 boulevard Rochechouart. Dans le même temps, un autre acteur nommé Mousseau a transformé le local attenant à La Grande Pinte en cabaret, à savoir L’Auberge du clou. Tous les artistes de Montmartre y passeront plus ou moins leurs débuts de soirée jusqu’en 1895, lorsqu’ils ne sont pas place Pigalle au Rat mort ou à L’Abbaye de Thélème. – 1879 Willette intègre le groupe des Hirsutes voir Adolphe Brisson in Le Temps, 29 mars 1898. C’est un moment très dur pour le jeune artiste qui survit dans la plus grande misère. Il pense au suicide, et y échappe sans doute grâce au soutien moral de proches du moment comme Goudeau, Paul Quinsac ou Raoul Ponchon. Il saute sur l’occasion d’une première commande et part se mettre au vert en province pour un séjour de plusieurs mois au château de Forsac. Il y peint ses premières œuvres à l’huile sur commande de Robert de Montbron pour décorer le salon d’apparat du château et la salle de billard. – 1879 Il se lie d’amitié avec Paul Arène qui le fait travailler dans diverses publications. Par l’intermédiaire de l’écrivain, il manque d’illustrer Tartarin de Tarascon d’Alphonse Daudet, commande obtenue finalement par un autre débutant Jeanniot. Willette en pleure de dépit. Il prend l’habitude de travailler de nuit. – Parution en 1879 d’un curieux opuscule intitulé Médor ou la Libre Pensée. – 1879 Willette attrape la fièvre typhoïde et est sauvé in extremis par son frère. – 1879-1881 Willette fréquente un cénacle d’artistes basé d’abord dans un entresol rue des Quatre Vents, puis dans un cabaret rue Notre-Dame de Nazareth. Il y retrouve Edmond Haraucourt, Charles Cros, Léon Riotor, Albert Samain, Georges Montorgueil et y fait la connaissance de Fernand Xau, lequel deviendra l’un des plus grands patrons de presse de la Belle Époque fondateur du Journal. – 1880 Recommandé par son père auprès de Périvier, directeur du Figaro, Willette couvre comme reporter-image un voyage de Gambetta à Cahors. L’opportunité ne connaît pas de suite car Willette ne rapporte que des dessins d’ouvriers contestataires, au lieu de croquer sagement le tonitruant tribun Le Gil Blas, 14 février 1913. – Du 15 janvier au 15 mai 1881, il existe une quittance de loyer au nom du dessinateur pour un modeste atelier au n°83 de la place Saint-Jacques 5e. Il habite un temps à l’Hôtel Soufflot, rue Toullier où il fréquente quotidiennement Raoul Ponchon. Le peintre Dillon lui prête son atelier, rue Denfert-Rochereau. – 1881 Il expose pour la première fois au Salon La tentation de saint Antoine. Il dessine encore dans Le Figaro. Rire no35 6 juillet 1895 Portrait de A. Willette en Pierrot, cliché Marius, Paris, sd, coll Bihl-Willette Portrait charge de Willette par Hermann-Paul, Le Petit Bleu de Paris, 4 décembre 1902 Portrait charge de Willette par André Rouveyre, sd, collection Bihl-Willette Parce Domine, 1885, huile sur toile, musée de Montmartre Parce Domine, 1885, huile sur toile, musée de Montmartre, détail 2 Parce Domine, 1885, huile sur toile, musée de Montmartre, détail 1 Monsieur Bonnat a peint le plafond de la cour d’appel, Le Courrier français, 13 oct. 1901 Miracles français 9 nov. 1918 Le Rire rouge Les Etrennes de Marianne, couverture du Rire rouge, no 7, 2 janvier 1915 L’Echo de Paris, 8 mars 1893 L’Echo de Paris, 6 juillet 1893 – Octobre 1881, ouverture du Chat noir. Willette fait tout de suite partie de la bande de l’arrière-salle fermée du 84 boulevard Rochechouart, qu’on surnomme L’Institut ». Il a alors une tête moyenâgeuse, une tête de mauvais truand de la Cour des Miracles, une tête à la Clopin Trouillefou » la citation est faite par Mariel Oberthür dans sa monographie, Le Cabaret du Chat noir à Montmartre, Genève, Slatkine, 2007. Elle ne cite pas sa source. – 1882 Refus au Salon de la toile Les Deux amis ou La Femme au chat. – 1882 Il produit pour le journal pornographique » L’Événement parisien, sous le pseudonyme de Cémoi ». – 1882 Il monte à Montmartre, pour emménager dans un petit atelier loué par son frère, le docteur Willette, 20 rue Véron. Ce dernier lui présente au Chat noir l’un de ses malades, Théophile Alexandre Steinlen, qui deviendra l’un de ses intimes le docteur Théodore Willette ouvre un cabinet médical au 27 rue Lepic, adresse où il résidera toute sa vie. Adolphe Willette a ses habitudes dans cette même rue, dans une petite crèmerie tenue par une veuve, la mère Cucurou. Il se met en ménage avec une cousette, surnommée Colibri. C’est elle que l’on retrouve en Pierrette » dans les premiers dessins du Chat noir et du Courrier français voir Marc de Valleyre, Sur le boulevard, Paris, Frinzine Klein, 1884, p. 299 et suiv.. Très vite, il fréquente le Cabaret des Assassins, sur l’autre versant de la Butte, qu’on rebaptise bientôt Le Lapin agile en référence de l’enseigne d’André Gill qui le surmonte. Il participe aux Dîners de la soupe et le bœuf » de Jules Jouy qui se terminent par des cortèges nocturnes sur la Butte, déguisés et chantant le chœur des séraphins. Puis, ce sont les actions de la Ligue anti-propriétaire » de ce même Jules Jouy, opérations commandos » consistant à piéger des concierges pour organiser des déménagements à la cloche de bois. Willette finit plusieurs fois au poste de police. – 18 mars 1882 Il débute au journal Le Chat noir à partir du n°10, par un dessin à plusieurs cases intitulé Pierrot fumiste ». Willette dessine la première enseigne du Chat noir. – 1882 Il participe au journal Le Panurge, à partir du n°3. – 1882 Il travaille pour le peintre Pichat à un vaste panorama à l’emplacement de l’hippodrome de Paris, près du bois de Boulogne. Il peint La Fédérée et participe à des monômes au Quartier latin, fermement réprimés par la police, en particulier à la brasserie Schüller, rue Soufflot, violence absoute par Camescasse » Le Pierrot, 22 février 1889. Il termine au poste où il est passé à tabac. Le Rire no585 18 avril 1914 Le Rire no354,17 août 1901 Le Rire no317 27 février 1909” Le Rire no264, 23 novembre 1899 Le Rire no131 8 mai 1897 Le Rire no87 4 juillet 1986′ Le Rire no14, 9 février 1895, dos Le Pierrot no17, 26 octobre 1888 Le Pierrot no1, 6 juillet 1888 Le Père Duchesne no2, 22 janvier 1888, Le Coup dans le dos, Le Sourire, 9 juillet 1914 Le Chat noir no15, 22 avril 1882, – 1883 Expose la toile Le Mauvais Larron, au Salon, toile saisie pour outrage aux mœurs par l’huissier Grosmort et acquise par Félicien Champsaur qui la cède plus tard à Jules Roques, lequel la donnera à Géraudel. Il réalise les zincs de son spectacle d’ombres. – 1883 La toile La Mort et le Bûcheron est refusée au Salon. – Fin 1883 Premier phalanstère d’artistes à Montmartre, dans le logis de Paul Arène. Y participent Léon Riotor, Georges Auriol, Georges d’Esparbès, Paul Destournel. – 1883-1884 Il peint Le Bal des Quat’z’Arts, sans doute pour Le Chat noir. La toile n’y aurait jamais été accrochée pour cause de brouille avec Salis. Willette travaille toujours pour Le Figaro almanach de 1884, mais se fait remercier à cause d’une blague au goût douteux de Salis envers le rédacteur en chef Périvier. C’est à ce moment que Colibri se blesse en dansant un quadrille et doit quitter la butte pour l’hôpital voir Georges Cain, Le Temps, 7 février 1911. C’est mariée à un notaire qu’elle retrouvera Willette lors de l’exposition du pavillon de Marsan en 1911. Willette pense de nouveau à la mort. Il survit par de petits travaux alimentaires comme des illustrations pour les fascicules Les premières illustrées, édités par Monnier entre 1882 et 1885. – 1884 Fausse candidature de Salis aux élections municipales, Willette fait partie de son comité électoral. C’est la grande époque des canulars montmartrois. – 1884 Suite à une fluxion de poitrine qui manque de l’emporter, Willette part pour une escapade de six mois à Saint-Nicolas de Granville. Il y travaille d’arrache-pied, au bon air. – 1884 Il exécute des vitraux pour le Chat noir, La Vierge verte et le Te Deum Laudeamus ou Triomphe du Veau d’or. Rentré à Paris, il achève et peaufine la toile monumentale le Parce Domine, refusée au Salon. H. Colah dans La Simple Revue du 25 juillet 1905, fait état de l’accrochage au premier Chat noir 1885 de quatre panneaux supplémentaires Pour le Roi de Prusse, La Sainte Démocratie, Les petits oiseaux meurent les pattes en l’air et Le Moulin de la Galette, ce qui revient à dire qu’avec le Parce Domine et le Bal des Quat’z’Arts prévu, Willette a presque décoré le premier Chat noir à lui tout seul avec La Montagne aux chats de Steinlen. C’est André Antoine qui achètera la peinture originale du Moulin de la Galette à la future vente du Chat noir. Willette sera un jour au Louvre, à côté de Watteau » André Antoine, 1906. – Début 1885 Il fait ses débuts au Courrier français, sur la base d’un dessin détourné par Jules Roques et publié sans l’accord de Willette Ah, n’insultez jamais une femme qui tombe ! ». La rédaction du journal se réunit de façon hebdomadaire place Pigalle, au Rat mort 1886-1887, puis à l’Abbaye de Thélème 1887. Ce sera ensuite et définitivement l’Élysée Montmartre. Le Rire 14 décembre 1901, double page intérieure L’âne rouge Rodolphe Salis, Le Courrier français, 17 janv. 1886 La Vie en rose no23, mars 1902 La vie en rose no11, 29 décembre 1901, La Revue illustrée 1er avril 1889 La Petite gazette de Montmartre, Willette par Roedel, septembre 1896 La Libre parole no9, 9 septembre 1893 La Jambe, Courrier français no21, 26 mai 1901 La Fédérée, tableau perdu, 1885 La Baïonnette no46, 18 mai 1916, double page intérieure La Baïonnette no17, 28 octobre 1915, double page intérieure Jules Chéret, Exposition de tableaux et dessins de A. Willette, affiche, 1888. – 1885 Tableau morbide et germanophobe Pour le roi de Prusse, exposé au Chat noir. C’est sans doute à ce moment qu’a lieu le premier duel de Willette au Vésinet avec un militaire en retraite », au terme duquel l’artiste est blessé à la fesse ! – 1885 Jules Lévy et Jules Roques organisent un premier Bal Incohérent » dans la salle Vivienne, le 11 mars 1885. Willette y vient déguisé en Pierrot, pour la première fois semble-t-il. Il témoigne un goût immodéré pour le travestissement. – 1885 Le Courrier français s’associe au groupe des Incohérents, fondé un peu plus tôt par un ancien Hydropathe, Jules Lévy, lequel organise des expositions annuelles extraordinaires, galerie Vivienne. En 1886, rupture. Jules Roques va alors profiter de son amitié avec un entrepreneur de spectacles, Ducarre, qui vient de racheter L’Élysée Montmartre. C’est dans un quadrilatère formé par la place Pigalle, L’Élysée Montmartre, la rue Véron et l’Auberge du Clou que Willette va asseoir sa réputation montmartroise et son personnage de Pierrot. Willette décore le 1er étage de l’Auberge du Clou de neuf panneaux peints. En 1885 justement, Goudeau et Willette se brouillent avec Salis. Le Chat noir va devoir fermer après une rixe avec les souteneurs au cours de laquelle un des garçons de Salis trouve la mort. Le Chat noir déménage tambour battant dans l’hôtel particulier du peintre Alfred Stevens, rue de Laval. Le 10 juin 1885, le déménagement se monte en cortège charivarique avec le Parce Domine porté par 4 garçons vêtus en académiciens qui le portent à bout de bras dans la rue, avec musique et flambeaux. Willette est écœuré par le spectacle. L’exode, au long du boulevard Rochechouart, s’ébranle lentement à la lueur des flambeaux, au son d’un orchestre de fifres et de violons. Salis s’avance, vêtu en préfet, suivit de deux chasseurs tenant les bannières du Chat noir avec cette devise “Montjoy Montmartre”. Derrière, quatre hommes habillés en académiciens portent le Parce Domine de Willette. Enfin, à quelques mètres, dans une charrette à bras, se trouvent pêle-mêle, les objets les plus extraordinaires. Étonnée, la foule regarde et ne comprend pas… Les chefs du cortège arrêtent sans raison les omnibus, les voitures et les passants, cependant que les agents, en l’absence d’ordres reçus, regardent d’un œil torve… Imaginez cela ! » Feu Pierrot, À la place du premier Chat noir s’installe Le Mirliton d’Aristide Bruant, avec lequel Willette entretiendra toujours une inimitié profonde. À la place de La Grande Pinte, accolé à L’Auberge du Clou, le frère de Rodolphe Salis, Gabriel, monte un nouveau cabaret, L’Âne rouge, du nom dont Willette a affublé Rodolphe Salis. Il va sans dire que les deux frères Salis sont brouillés. Tous les scissionnistes » du Chat noir en font leur lieu de ralliement. – 20 décembre 1885 Première fête du Courrier français à l’Élysée Montmartre, La Fête de nuit ». – 1886 Expulsé, Willette quitte l’atelier de la rue Véron pour fonder un second phalanstère rue du Delta angle Rochechouart-Delta avec Faverot, Georges Auriol, Léon Riotor et Georges Brandimbourg voir le roman à clé La Colle, de Léon Riotor. Goudeau et Lautrec fréquentent le lieu. C’est le début de sa mise en ménage avec Christiane Bastion, dite Cri-Cri. Il mène manifestement un combat physique de longue haleine contre les souteneurs montmartrois, bagarres à l’occasion desquelles ils se rapprochent des costauds » à savoir le géant » Parizel et le lutteur Auguste Rœdel, futur dessinateur. À leurs côtés, sa taille devient sujet de plaisanterie à L’Auberge du Clou. – 1886 Salon, La Veuve de Pierrot n°2456 est exposée. – 1886 Il fréquente le colonel Lisbonne à Montmartre et tout le milieu des anciens Communards, dont Louise Michel. – Le 28 novembre 1886 Dessin virulent de Willette sur Salis L’Âne rouge. Willette met la tête de Salis à prix dans le numéro suivant en lançant sur ses propres deniers un concours de dessins contre Salis. – Décembre 1886 Willette chorégraphie des numéros de clowns pour le cirque Fernando, dont il couvre la représentation et dessine des croquis en vue d’un programme illustré. – 19 avril-1er juin 1887 Il fait partie du comité d’une exposition de caricatures », Les maîtres français de la caricature et de la peinture de mœurs » se tenant quai Malaquais, organisée par Antonin Proust sous la présidence d’un certain Delaborde. Portrait du colonel Willette. Premières publicités illustrées pour les pastilles Géraudel dans Le Courrier français. Gavroche, dessin original, collection Bihl-Willette Enseigne du Chat Noir, musée Carnavalet Dessin original, sd, collection Bihl-Willette Couverture pour les nuits à Paris de Rodolphe Darzens, Paris, Dentu, 1889 Courrier_Francais no50, 13 décembre 1891 Courrier Français 16 juillet 1893 Comme Jean Valjean aidait Cosette, Victor Hugo a aidé la jeune Marianne, , lithographie paru dans La Plume le 15 Juillet 1893 carte d’invitation La Roulotte, 1896 Carte de voeux du Pierrot, 1889, collection Bihl-Willette Bulletin de la République de Montmartre, SD 1922 Willette, Autoportrait sd Affiche pour Le Petit national, sd – 1887 Incendie de l’Opéra comique, auquel Willette assiste, accouru de la rue du Croissant où il dîne avec Bourbier chef des crieurs du Petit Journal et alors éditeur des Chansons de l’année de Jules Jouy. Willette dessine une couverture du Courrier français sur le retard des pompiers qui lui vaut un duel avec le journaliste Lordon, sur la base d’un échange d’amabilités avec Jules Lermina. Pour le même motif, Roques se bat, lui, avec Bertoll-Graivil. – 1887 Jules Roques donne une première fête champêtre » le vendredi 23 juillet sous le patronage du Courrier français. Pour ce bal, la salle avait été complètement transformée. Un escalier à double descente permettait aux premiers arrivés de jouir du coup d’œil de la salle. Des trompettes de la garde impériale placées en bas saluaient, par des sonneries, les entrées à sensation. Tout le monde devait être travesti. Les musiciens de l’orchestre avaient pris, pour la circonstance, les costumes des Dieux de l’Olympe. À onze heures précises, Dufour, en Jupiter tonnant, déchaînait la foudre de la première polka » France Clément, Histoire des cabarets montmartrois », Paris aux cents villages n°64-65, juillet-août 1982, p. 26.. L’apothéose de cette fête, estivale pour cette première édition, est le couronnement de la rosière de Montmartre. Durant la fête se succèdent tombola avec en lots des caricatures originales, lecture de poèmes du journal, mats de cocagne pour les dames [sic.], feux de Bengale, combat de lutte avec des collaborateurs du journal Émile Goudeau, Faverot, Jean Lorrain […]. Des baraques, construites pour la circonstance, seront ornées de peintures de Willette, Henri Pille, F. Lunel, Uzès, Desportes, Dupérelle, Quinsac, Faverot etc. qui feront chacun le boniment devant leur baraque dans des costumes aussi fantaisistes qu’inédits. Ces toiles formeront les lots d’une tombola particulière qui sera tirée à la fin de la soirée. » Jules Roques, La prochaine fête du Courrier français », Le Courrier français n°33, 17 juillet 1887 – 1887 Willette décore L’Auberge du Clou de plusieurs panneaux peints représentant chacun une boisson ou des effets climatiques 9 panneaux ?, La gifle », La femme aux cerises », Le fiancé », La veuve de Pierrot », La Cigale et la fourmi ». actuellement entre les mains d’un tapissier du quartier de la Madeleine », Henry Detouche, 1906. En 1887, ces panneaux sont une commande du propriétaire Paul Tomaschet ancien du Quartier latin qui a succédé à Mousseaux pour la salle du 1er étage. Ce travail arrive à point nommé, et les bénéfices qu’en tire le dessinateur, lui permettront sans doute de lancer peu après, son titre Le Pierrot. Dans Le Courrier français du 25 novembre 1894, Michel Zévaco détaille ainsi les différents panneaux de L’Auberge du Clou Le repas funèbre ou l’enterrement de Pierrot ou la veuve de Pierrot », La Fortune », Le Punch », Le Dessert », Le repas de noces », La Bière », Le Vin de Bourgogne ou vin rouge », Le Vin blanc », L’Eau », Le souper ou la gifle ». Il signale au Chat noir une toile, Le chat de la mère Michel ». C’est pour Tomaschet que Willette réalise sa première Tentation de saint Antoine. Enfin, il réalise l’enseigne L’hospitalité de la Fortune » propriété Hœnschel tout ceci est reproduit dans L’Art et les artistes, numéro de février 1909, article de Jean Tild. – 11 décembre 1887 un numéro du Courrier français est saisi dans les kiosques pour une couverture signée Willette et intitulée La Sainte Démocratie ». Il représente Marianne, adossée à une guillotine, avec pour légende Je suis la Sainte Démocratie, j’attends mes amants ». En fait, la Sainte Démocratie est au départ une toile, refusée au Salon d’automne de 1887. Voici l’idée première de la fameuse page où une femme nue, superbe de chair et de nonchaloir, est assise sur la planche de la guillotine “Je suis la sainte Démocratie, j’attends mes amants !” Ici, une femme hybride, douée des attributs du mâle, soulignés encore par l’effet pervers de bas noirs haut jarretés, coiffée d’un bonnet phrygien si coquet qu’il n’est guère qu’un objet de toilette. C’est une prostituée sans sexe, qui ne peut rien produire, qui coupe le cou à ceux qui l’approchent. Cette page, telle quelle, eût été poursuivie par la 9e chambre. Willette y substitua la jolie fille et l’idée n’en resta pas moins violente et fit hurler quand même les pléthoreux de vertu. » Léon Riotor, à propos d’une vente de l’hôtel Drouot du 28 avril 1904, Les Arts et Lettres 2e série, A. Lemerre éditeur, Paris, 1904. La Sainte Démocratie » sonne le point de départ de la série de procès qui frapperont Le Courrier français à partir de 1888. Pour l’heure, Willette obtient les Palmes académiques le jour même de la saisie du journal et l’affaire se termine par un non lieu, le 19 février 1888 décoration pour avoir exécuté des illustrations explicatives des cours d’esthétique de son maître Charles Blanc en 1878. – Janvier 1888 Il participe au journal mythique anarchiste Le Père Duchesne. – 1888 Il présente au salon la toile La Fédérée peinte en 1882 qui sera achetée plus tard par Félicien Champsaur. Affiche d’exposition Adolphe Willlette, en Afrique, il n’y a plus d’autres cannibales que les blancs, courrier français no8, 23 février 1905 Adolphe Willette, V’la les Englishs, Le Rire, 23 novembre 1899, no 264, Adolphe Willette, V’la le choléra, Le Pierrot no 11 14 septembre 1888 page 3 Adolphe Willette, Vais-je poser pour le vice ou la vertu, Courrier français 7 février 1897 Adolphe Willette, Que voulez-vous prendre, publicité pour les pastilles Poncelet, Le Courrier français no51, 28 décembre 1900, Adolphe Willette, publicité pour Kleinmann, sd Adolphe Willette, Pierrot s’amuse, Le Chat noir, 3 mars 1883, détail Adolphe Willette, Pierrot amoureux, Chat noir no13,samedi 8 avril 1882, Adolphe Willette, Ouf!, Courrier français no27, 3 juillet 1892 Adolphe Willette, Ne me plaignez pas, je meurs pour la liberté, Le Courrier français no15, 13 avril 1902 Adolphe Willette, menu reproduit dans Le Courrier français no40,5 octobre 1902, – Mars 1888 Première grande exposition de Willette, 34 rue de Provence. L’affiche est de Chéret. À partir de là, Willette cesse presque totalement de peindre pour se consacrer au dessin de presse ou à l’affiche. Il y expose La Gifle, le Portrait du colonel Willette, L’Enterrement de Pierrot et un tableau intitulé Fontenoy. Il ne reprendra la peinture qu’en quittant Montmartre après l’échec des Vachalcades, autour de 1900. – 6 juillet 1888 Parution du premier numéro du journal Le Pierrot, avec Émile Goudeau comme rédacteur en chef jusqu’au n°11. Le journal est situé au 79 rue de Rochechouart. L’aventure dure jusqu’au 5 mars 1891, date de la faillite du titre. Willette est ruiné, endetté et privé de ses droits civiques. Il reprend illico sa collaboration au Courrier français de Roques, tout en refusant de lui céder les droits sur ses originaux ni de le laisser racheter sa faillite en échange d’un contrat d’exclusivité. Willette signe des articles sous le pseudo C Lechat ». – Il publie dans la Revue illustrée des vignettes d’après une pantomime de Paul Margueritte, jouée au Théâtre Libre d’Antoine et intitulée Pierrot assassin de sa femme. – Le 15 juillet 1888, a lieu un Bal d’enfants pour grandes personnes, interdit aux habillés en plus de 12 ans. Willette y arrive déguisé en petit garçon. – Octobre 1888 Il participe à l’exposition Blanc et Noir organisée par Amigues avec le soutien du Courrier français. – Novembre 1888 Il publie l’album Pauvre Pierrot, recueil des planches du Chat noir et du Pierrot. – Décembre 1888 Il imprime seul 7 rue Bleue le journal Le Pierrot dont il supervise la publicité, et pour lequel il assume en outre la rédaction en chef, la première page rédigée et les illustrations. – Noël 1888 Banquet du Pierrot à L’Auberge du Clou pour les six mois du journal. On y trouve les amis de Willette et la rédaction du Pierrot au grand complet qui applaudit l’exposition des toiles de Willette. – Le 22 mars 1889, a lieu à l’Élysée Montmartre le Bal des Jambes où Willette se déguise en dompteur de foire. – 6 avril 1889 Bal costumé du Pierrot et de Pierrette au Palais d’hiver, 65 boulevard Rochechouart. Toute la bohème issue de la scission du Chat noir s’y rend. Le tableau Le Moulin de la Galette est exposé à cette occasion. Il compose les premières publicités pour Les magasins du Louvre, publiées dans Le Monde illustré. – 1889 Publication des Nuits de Paris écrit par Rodolphe Darzens et illustré par Willette, chez Dentu. Les derniers dessins du recueil sont interdits pour obscénité ils paraissent en supplément de certains volumes sous le titre Critique des Nuits de Paris. – 1889 Il illustre les Chansons de bataille de son ami Jules Jouy, anthologie de poésie engagée, en particulier pour célébrer le souvenir de l’insurrection communarde. – 22 Septembre 1889 Il se présente comme Candidat antisémite » dans le 9e arrondissement de Paris, aux élections législatives. Sa candidature fait l’objet de la première affiche politique illustrée de l’histoire en fait, la seconde si l’on excepte une première tentative d’André Gill pour un ami républicain en 1879 dans le canton de Pontivy. Cette candidature antisémite est prise pour un canular, du type Cap’tain Cap » d’Alphonse Allais, et Willette ne recueille que soixante-neuf voix. Il faut dire que le directeur du Pierrot s’est fait faire un cent de cartes de visite libellées Willette- Pierrot-Cimetière de Montmartre ». – Mars 1890 Il expose au Salon des Indépendants aux côtés de Signac, Seurat et Pissaro. Sa toile, Israël et Cie ou La locomotive sémitique, est une allégorie antisémitique d’un mouvement endiablé » Le Parti national, 21 mars 1890, non signé. Adolphe Willette, Marquis Talons rouges, Courrier français no2, 13 janvier 1892 Adolphe Willette, Madeleine, monologue et 9 dessins, Paris, d’Alignan, 1920. Adolphe Willette, lithographie, 1914 Adolphe Willette, Les petits oiseaux meurent les pattes en l’air, Le Courrier français no1, 1er janvier 1888, Adolphe Willette, Le Pierrot no19,16 août 1889, Adolphe Willette, Le Pierrot no13, 5 avril 1889 Adolphe Willette, le duel des Pierrots, pour qui les lilas, Le Courrier français no16, 17 avril 1887, et 7 Adolphe Willette, Le colin maillard, Le Rire no272 18 avril 1908 Adolphe Willette, Le baiser de la rose, Le Pierrot no25, 21 décembre 1888 Adolphe Willette, La province est socialiste,Le Courrier français no21, 27 mai 1900 Adolphe Willette, La Malle, Le Courrier français no25, 23 juin 1901 Adolphe Willette, La demi vierge, Courrier Français no32, 11 août 1895 Adolphe Willette, Je suis la Sainte Démocratie, j’attends mes amants, Courrier français no48, 4 décembre 1887 Adolphe Willette, Désespoir, Le Courrier français no44, 1er novembre 1891 Adolphe Willette, Courrier français no38, 19 septembre 1886 Adolphe Willette, C’est elle qui nous a battus!, Le Courrier français no8, 24 février 1901 – 14 juillet 1890 Conférence à l’Élysée Montmartre sur L’obscénité dans l’art » suite aux attaques du ministre Ferrouillat contre Le Courrier français et les poursuites contre la Sainte Démocratie. – Ouverture au culte du Sacré Cœur encore en construction. Willette organise et prend la tête d’un cortège autoproclamé Fête du Dyable, par lequel une vingtaine de chahuteurs montmartrois nus et peinturlurés de rouge attaquent la cérémonie, apparemment circonvenus immédiatement par les forces de l’ordre Adolphe Brisson, Nos Humoristes, Paris, Société d’éditions artistiques, 1900, p. 155. – Mars 1891 Willette se débat dans les difficultés financières. Son ami Rupert Carabin lui propose de reprendre la publication du Pierrot en son nom. C’est la faillite définitive du Pierrot. – du 26 avril au 24 mai 1891, Willette expose trois œuvres à l’École des Beaux-Arts lors de L’exposition générale de la lithographie, dont L’Enfant prodigue, et dessine le frontispice de l’exposition catalogue n°1000. – En mai 1891 Willette illustre les Petits contes blancs de son ami Rodolphe Darzens, parus en feuilleton dans L’Écho de Paris. – Février 1892 Il dessine la couverture du n°1 du journal Le Boulevard. – Mars 1892 Premier Bal des Quat’z’Arts à l’Élysée Montmartre. – Printemps 1892 Willette se voit refuser sa Vierge la Vierge verte ? au Salon voir le témoignage d’Alcanter de Brahm et Riotor dans La Plume, 15 mai 1892. – Déménage en 1892 rue Antoinette à Montmartre, dans une petite échoppe de plein pied avec la rue, la propriété d’un charbonnier mitoyen pour lequel il fabrique sa première enseigne, Au noir et blanc ». – Janvier 1893 Il illustre le recueil d’Arsène Alexandre, La Sœur de Pierrot. – Printemps 1893 Exposition au Pavillon de la ville de Paris avec Maximilien Luce, et Pissaro. – 1893 Joseph Oller lui commande un projet de maquette pour servir de matrice à son nouvel établissement, Le Moulin rouge. – Avril 1893 Il dessine pour le titre anarchiste Le Père peinard, d’Émile Pouget. – 17 juillet 1893 Il dessine une couverture pour le premier numéro de La Libre parole illustrée, le journal antisémite de Drumont. C’est le début d’une collaboration intermittente d’à peu près un an. Puis on y retrouve sporadiquement des dessins de Willette jusqu’en 1899. – 1893 L’État achète la lithographie sur beau papier de Willette Valmy, et l’expose au Luxembourg. – 1893 Affaire du Bal des Quat’z’Arts. Au nom de la puissante Ligue pour la décence des rues, le sénateur Bérenger porte plainte contre Le Courrier français et les organisateurs du bal, tenu au Moulin rouge. Les condamnations sont légères, mais elles entraînent une semaine d’émeutes au Quartier latin, la mort d’un jeune homme, Nuger, l’intervention de l’armée, la fermeture de la Bourse du travail et une interpellation à la chambre. Willette est en première ligne, contre le sénateur Bérenger avec lequel il entame un bras de fer qui se poursuivra jusqu’à la Première Guerre mondiale, bras de fer qui est entré dans la petite histoire de la Belle Époque pour le plus grand amusement des contemporains. À partir de cette époque, tous les ans, au 1er janvier, le sénateur Bérenger reçut à son domicile – et cela jusqu’à sa mort – la carte de visite de Nuger. C’était Willette qui avait fait imprimer un cent de cartes portant le nom de Nuger et qui, chaque année, rappelait ainsi à Bérenger le meurtre de cette victime dont il le rendait responsable. » Warnod André, Sur Willette », in Bulletin des humoristes n°10 [1927], p. 23. Les dessins se compteront par dizaines. Les amendes également. – Été 1893 Willette organise une première cavalcade à l’Isle-Adam. – 1894 Expose Le supplice de Damiens et Souvenirs de la cavalcade de L’Isle-Adam au Salon des 100, organisé par La Plume. – 1894 Le directeur du Courrier français, Jules Roques, est contraint de fuir à Londres où il se réfugie chez des contacts proches de l’anarchisme. Willette l’accompagne ainsi qu’un ancien lutteur devenu dessinateur, Auguste Rœdel. – 1894 Début de la collaboration au Rire de Félix Juven, qui se poursuivra jusque dans les années 1920. – 1894 ou 93 ? Willette exécute plusieurs fresques sur les murs d’une maison close dans le 1er arrondissement où il s’est retiré durant plusieurs semaines en compagnie de Toulouse-Lautrec. Cet épisode, introuvable dans les biographies de Lautrec, est rapporté dans Comœdia daté du 5 novembre 1913. – Expose une affiche au Palais des consuls de Rouen exposition d’affiches organisée par Rouen Gazette du 14 au 24 avril 1895 avec Chéret, Pal, Grasset, Choubrac, Forain, Fraipont, Guydo, Guillaume. Il envoie une lithographie au Salon, Les funérailles n°4561. – 1895 Retourne habiter rue du Delta, au n°15. Il met en chantier le projet de Vachalcade. Qu’est-ce précisément qu’une Vachalcade » ? C’est une cavalcade charivarique en dérision de cette Vache enragée » qui incarne la misère des bohèmes et artistes pauvres, en même temps qu’une référence au roman éponyme de Goudeau, patriarche des anciens Hydropathes. Bref, l’antinomie du Bœuf Gras, c’est-à-dire du très officiel carnaval de la ville de Paris, parrainé par le journal L’Illustration. Un animal efflanqué, furieux, est revendiqué comme l’emblème de la misère des artistes ainsi que la rage qui les anime, la faim qui les rend enragés à l’instar de cette vache qu’on tire par la queue pour joindre les deux bouts, sur les steaks de la laquelle on se brise les dents et que l’on n’attendrit que par l’éther et l’absinthe. – 1895 Énième brouille passagère avec Roques qui lui refuse le droit sur les dessins parus dans le Courrier français pour une anthologie programmée par Fayard. – 1895 Ouverture du dernier grand cabaret de Montmartre, Les Quat’z’Arts, fondé par François Trombert au 62 boulevard de Clichy. Willette mange au Tambourin et passe ses soirées au Quat’z’Arts. – 1895-99 Willette vient avec Christiane Bastion, sa compagne et modèle, passer les mois d’été dans une petite maison située rue Saint-Lazare, à proximité du quartier du Vivray. Il avait connu Christiane alors qu’elle était vendeuse de fleurs au foyer des Folies Bergères à Paris. À L’Isle-Adam, la jeune femme élève, dans le jardin de leur propriété, quelques poules et lapins, ainsi qu’une petite chèvre. Elle y accueille également une soixantaine de chats. Willette, qui se fournit en viande chez un boucher de la Grande Rue, se trouve un jour, par accumulation d’achats devant une facture assez élevée. Ne pouvant régler sa dette, le peintre propose au commerçant de lui décorer son tiroir caisse. Après quelques hésitations et plutôt que de tout perdre, le boucher accepte. Willette se met au travail et peint d’un pinceau alerte un bœuf endimanché à la mine réjouie. La peinture terminée, l’auteur a l’audace de demander une tranche de viande supplémentaire. Devant le refus catégorique du commerçant en colère, Willette range pinceaux et couleurs et part avec dignité sans signer son œuvre. Cette peinture reste en place jusqu’à la transformation du magasin en 1970. Willette et la toute blonde Christiane reçoivent dans leur maison tous leurs amis peintres de la région Renet-Tener, De Lobel, Chevalier, Boulard… Il y peint le plafond de l’hôtel particulier de Fernand Xau avenue Victor Hugo. En 1896, Willette fonde la revue La Vache enragée. Le premier numéro du 11 mars annonce une cavalcade grandiose La Vachalcade. Sur le modèle de la cavalcade de 1894 voir bulletin de la chambre syndicale de la publicité n°23, novembre 1912, article non signé, Willette décide de rejouer la Vachalcade à L’Isle-Adam. À la tête d’un bataillon de jolies filles à l’allure montmartroise, il débarque à la gare de Parmain. Et c’est par un beau dimanche ensoleillé que la cavalcade défile en ville. Parmi les nombreux chars aux noms évocateurs, retenons La Roulotte, La Cloche de bois, La Belle Étoile, Le Moulin de la Galette, La chanson des cerises et, sans doute le plus réussi, La Poésie sur lequel ont pris place un bouquet de jolies filles costumées, tandis qu’un page assis sur un croissant de lune joue de son luth ». Dominant le tout, Christiane adossée à une gigantesque lyre, resplendit dans une merveilleuse toilette à panier de Pierrette. Pendant ce temps la petite chèvre des Willette montre un appétit immodéré pour les salades du voisin. Un jour qu’elle avait franchi une fois de plus la haie de séparation pour se régaler de verdure, le propriétaire exaspéré, se saisit de l’animal et le tua tout net. Puis coupant la tête de la pauvre bête, il la plante sur la grille d’entrée de ses voisins. Willette est outré par ce geste de sauvagerie et quitte L’Isle-Adam à tout jamais. Abandonnant Christiane, le peintre se marie en 1899 avec Éva Fleury. L’année suivante, il acquiert une petite chaumière de vacances dans le village de Boisroger Manche. – Janvier 1896 Il commence à travailler pour un grand quotidien, Le Journal de Fernand Xau. Cette collaboration durera jusqu’en 1922. – Février 1896 Premier article américain sur Willette, paru dans le Times-Herald de Chicago 16 février 1896, non signé. – 1896 Il participe à l’exposition du centenaire de la lithographie. Il est contraint de décliner la Légion d’honneur, car toujours failli. Roques lui propose à nouveau de prendre en charge son procès et sa faillite en échange d’un contrat d’exclusivité et de la propriété des dessins du Pierrot saisis. Willette refuse pour la seconde fois. C’est une nouvelle brouille avec Roques, lequel tente de surcroît de mettre la main sur l’organisation de la Vachalcade. – Mars 1896 Willette organise et dirige la première Vachalcade de Montmartre. – 1896 Il déménage de l’autre côté de la Butte, au 1 rue Saint-Eleuthère. Il y demeure jusqu’en 1901. – 1896 Dernier bal déguisé à thème du Courrier français, le Bal Virginal. Willette y figure, apparemment en Pierrot. – Janvier 1897 Poursuite judiciaire pour outrages aux bonnes mœurs concernant un dessin fort innocent du Rire, La prière de Madeleine ». Cette trouvaille est l’œuvre d’un jeune substitut du parquet, le juge Leloir. L’inculpation provoque un tollé général, et l’ensemble des dessinateurs se mobilise. Le sénateur Bérenger fait prudemment savoir qu’il n’y est pour rien et n’est pas solidaire de cette action judiciaire. Puvis de Chavannes lui-même intervient en faveur de Willette. Quelques jours plus tard, le juge d’instruction Berthulus rend une ordonnance de non lieu et l’affaire se termine dans l’hilarité générale lorsque Willette publie un deuxième dessin en couverture du Rire daté du 30 janvier 1897, où il pointe jusqu’à l’absurde le moindre détail qui lui a valu son inculpation dans le premier dessin, le juge se retrouvant au passage affublé d’un groin. Tout Paris s’étrangle de rire. Abandon des poursuites par le parquet quelques jours plus tard. – Février 1897 Il organise avec Rœdel un défilé artistique sur scène sans doute repris de la Vachalcade et chorégraphié pour les planches à l’Eldorado, dans le cadre de la revue Kif-kif d’Alfred Delilia Le Rire, 27 février 1897. – 28 mars 1897 Dans Le Courrier français, Willette se félicite, par un dessin féroce, de la mort de Rodolphe Salis J’ai bu trois bouteilles de vieux bourgogne ». – 23 mai 1897 Fête des Présents et cortège de présentation du second numéro de La Vache enragée, allant de la rue Chappe à la place du Tertre Le Journal, 24 mai 1897. – 15 juin 1897 représentation scénique de la Vachalcade réglée par Willette qui joue dedans au Nouveau-Théâtre. – 20 juin 1897 Seconde Vachalcade de Montmartre. La presse internationale en fait l’écho. – Juillet 1897 Affiche et costumes de la revue Chacun sa muse de Jean d’Arc et Hugues Delorme à l’Alcazar d’été. – Août 1897 Willette se déguise en Napoléon III lors d’un dîner du Courrier français. – Automne 1897 Il sauve la petite église de Saint-Pierre-de-Montmartre, en convainquant le député rouge Eugène Fournière de s’opposer à sa destruction à la Chambre. En 1897, le clergé voulait descendre Saint-Pierre-de-Montmartre aux Abbesses sur Saint-Jean, qu’on était en train de construire, en creux pour pouvoir agrandir le corps de bâtiment du Sacré Cœur. Paul Quinsac, Oscar Méténier, Gaston Viardot et Willette vont trouver le conseiller municipal du 18e, Eugène Fournière, et l’invite à bouffer dans leur restaurant habituel, sis précisément en face de l’église, dont le patron était alors le père Poncier ». Voulez vous, lui dit Willette, jouer un bon tour au Sacré Cœur ? Eh bien sauvez l’église Saint-Pierre de sa destruction complotée pour le dégagement de sa grosse voisine la Basilique ! Au Conseil, vous aurez le beau rôle, en y défendant la cause du sentiment… C’est aussi une question d’archéologie, une question artistique. Vous le savez comme nous, Saint-Pierre est la plus ancienne église de Paris. » Eugène Fournière va défendre l’église en question au grand scandale de ses amis politiques qui n’y comprenaient goutte. Le journal L’Aurore l’appela complaisamment Notre-Dame de Fournière ! » bulletin du Vieux Montmartre, 1er semestre 1912/fasc. 75-78. – Novembre 1897 Il illustre le bandeau et certaines pages du journal Les Quat’z’Arts dont Émile Goudeau puis Abel Truchet sont les rédacteurs en chef. L’idée est de ressusciter l’esprit du Chat noir dans le cabaret de Trombert. Le passif financier de la deuxième Vachalcade compromet le projet. – Décembre 1897 Bal du déficit, fête montmartroise déguisée au Moulin rouge pour renflouer les caisses du Comité d’organisation de la Vachalcade. Willette est très abattu et renonce à l’idée d’une Vachalcade 1898. – 1898 Willette monte une équipe de sapeurs pompiers de Montmartre dont la capitainerie est prise par Quinsac assisté de Viardot et de Willette lui-même. Georges Brandimbourg est proposé comme Garde champêtre » et Emmerdeur général de Montmartre ». Mieux encore, Willette propose de nommer Garde des Sceaux de Montmartre » Maxime Lisbonne. Il organise une éphémère Fête des flammes. Cette milice pompière doit faire en sorte que la Butte ait ses sapeurs indigènes recrutés parmi ses enfants… Nous sommes tous prêts à nous enrôler ! » propos tenus à Adolphe Brisson dans Le Temps, 29 mars 1898. Cette initiative est en fait l’embryon de la future République de Montmartre. La même interview signale que Willette a conservé comme local d’exposition permanente son ancien logis-atelier de la rue Antoinette, enseigne comprise. – Juin 1899 Il monte une manifestation de protestation avec Camille Pelletan contre l’arrivée du marquis de Galliffet marquis talons-rouges », massacreur de la Commune au gouvernement, après la seconde condamnation du capitaine Dreyfus. Il fréquente la guinguette Au rendez-vous de cochers fidèles, à l’angle de la rue Saint-Éleuthère et de la place du Tertre. – 25 août 1899 Mariage avec Éva Fleury témoins Steinlen et Jules Roques/Geneviève Magnin et Mme Du Courrier. Le mariage célébré par le maire du 18e, Wiggishoff. C’est le vieux camarade Stanislas Clair qui célèbre le mariage religieusement. L’abbé Clair possède une petite maison d’été en Bretagne, à Plougasnou. – 1899 Il participe au mouvement de création des premières universités populaires, 157 faubourg Saint-Antoine à Paris. – Septembre 1899 Il fournit des images pour le ministère de l’Instruction publique, sur une idée de Roger-Marx Le Gil Blas, 30 novembre 1899. – 1899 Willette monte une pantomime pour le Théâtre des Funambules, direction Séverin L’Écho de Paris, 7 décembre 1898. – 1ère semaine de décembre 1899 Numéro spécial du Rire V’là les Englishs ! ». – Décembre 1899 Il participe au lancement du Cocorico dont il a fait le bandeau direction Paul Boutigny. – Novembre 1899-janvier 1900 Réactions au numéro du Rire, jusqu’à la fameuse lettre du duc d’Orléans qui manque de déclencher une crise diplomatique. Il paraît qu’à Londres, résume une feuille quotidienne, les caricatures de Willette nous font un tort considérable. » L’Éclair, 28 novembre 1899 Le prince de Galles donne alors un entretien au Figaro dans lequel il menace de ne pas honorer de sa présence l’inauguration de l’Exposition universelle. Quelques jours plus tard, un journal de Londres, la Saint-James Gazette, rapporte que le duc d’Orléans, fils du comte de Paris, prétendant au trône, très apprécié de la famille royale et séjournant à Londres, aurait écrit une lettre de félicitations à Willette. Conformément au vœu émis dans la lettre par son illustre correspondant, l’artiste refuse de la rendre publique. Mais il la laisse emporter par un ami qui s’empresse de la porter au journal Le Gaulois. Willette se précipite pour la récupérer mais le mal est fait. Quelques jours plus tard, le Morning Post publie le document dans ses colonnes Monsieur. Je n’ai pas le plaisir de vous connaître et j’ignore quelles peuvent être vos opinions politiques. Je tiens, pourtant, à vous adresser mes plus vives félicitations pour le numéro du Rire V’là les Englishs ! » Vos dessins valent des coups de sabre et vous avez marqué au front l’ennemi héréditaire de la France. En admirant la vigueur de votre crayon, qui traduisait si bien la hauteur de votre pensée, j’ai compris, moi, fils de France et héritier des rois qui ont combattu durant des siècles les Anglais, que c’est dans un cœur vraiment français qui bat dans votre poitrine, et c’est pour cela que je vous serre la main en vous disant merci. Votre affectionné Philippe. » texte publié, entre autres, par Le Petit Bleu de Paris, dans un article intitulé Victoria et Philippe », 28 février 1900. Cette invraisemblable démonstration de soutien accroît encore le scandale, au point de le faire déborder des traditionnelles réactions entraînées par le genre satirique. Le Rire est interdit en Grande-Bretagne. Willette multiplie alors les dessins traitant de la guerre des Boers, en particulier lors de la venue à Paris de Krüger en novembre 1900. Il récidive avec un nouveau numéro spécial, du journal La Vie en rose cette fois, intitulé Le Noël des enfants Boers ». En 1900, ces caricatures, d’une brutalité insoutenable, mettent en scène massacres, viols, bébés jetés au feu. On peut y voir le pressentiment de l’outrance graphique qui animera le futur recueil Sans pardon, brûlot germanophobe édité en 1916, au cœur de la Première Guerre mondiale. – 4 Juin 1900 Achat d’une maison à Boisroger, propriété mise au nom d’Éva Fleury. Il illustre Lulu de Champsaur en 1901, dans lequel il reprend les Hannetons de l’ancienne couverture du Pierrot. – 1901 Lancement de L’Assiette au beurre. Willette réalise la double page inaugurale, venant juste après la couverture de Steinlen à forte connotation sociale. La presse le signale toujours pour son anglophobie, son antiprotestantisme ou ses démêlés avec Bérenger, jamais pour son antisémitisme pourtant bien présent au cours de l’affaire Dreyfus. Puis c’est le numéro spécial Les emmerdeurs » en octobre 1901. – Salon 1901 Quatre toiles n°s922-925 Bébé bourreau, Les 4 saisons ensemble de quatre panonceaux, Assomption de la Reine, La France désarmée sera encore la plus belle. – 8 mai 1901 Il se classe second au Concours international d’affiches tenu au Palais des Beaux-Arts de Monaco, derrière un italien curieusement nommé Hohenstein, et devant Dudley Hardy, Cassiers, Chéret, Mucha, Hossal, Pal et Léandre L’Écho de Paris, 10 mai 1901. – Il expose quatre œuvres au Arts Décoratifs en juin 1901. – Juillet 1901 Parution du volume des Œuvres choisies chez Simonis Empis, après accord de Jules Roques et une brouille conséquente entre les deux hommes. – 21 novembre 1901 Il fonde le journal Le Pied de nez avec son ami et journaliste Camille de Sainte Croix. Le titre disparaît le 4 février 1902 après onze numéros. – Automne 1901 Il participe activement à la célébration de la venue du président sud-africain Krüger, prévue pour décembre. Il anime toute une activité anglophobe. – Mars1902 Il expose à la galerie Berthe Weill, 25 rue Victor Massé, avec Léandre, Mirande et Wély. – Avril 1902 C’est l’un des deux derniers bals d’artistes notable, le Bal Gavarni Willette y paraît à la tête de la loge du Courrier français, déguisé en Louis-Philippe aux côtés du peintre Gérôme. Les âmes innocentes et un peu niaises qui ne voient en Daumier qu’un caricaturiste – dans le genre d’un Cham ou d’un Bertall – seront très étonnées d’apprendre que Willette est un décorateur de premier ordre qui vaut Puvis de Chavannes dans un genre tout différent bien entendu. Ses décorations du Chat noir et le plafond de La Cigale s’imposent comme des pages magistrales. Contrairement à tant de barbouilleurs illustres et empanachés qui marouflent sur les murs des tableautins grandis au carreau ou des croquis pour le journal L’Illustration centuplés au penthographe, l’artiste, par la conception et l’arrangement de ses compositions, par la façon dont il traite ses personnages, par l’harmonie de sa coloration, par la juste compréhension du rôle précis incombant au décorateur, l’artiste tient une place à part dans un genre qui exige des dons spéciaux et rares. Le Parce Domine, exposé l’année dernière au Salon, a montré à ceux qui ne connaissaient pas ce chef d’œuvre déjà ancien, tout ce dont on pouvait attendre d’une organisation aussi personnelle. » Frantz Jourdain – l’auteur parle apparemment du Salon de 1904. Willette a merveilleusement rendu la caractéristique de notre époque de la colère et de la révolte mêlées à de la raillerie et à de la satire. » Frantz Jourdain – Mai 1902 Dernier bal d’artiste notable, le Bal des Quat’z’Arts continuera, mais avec moins de lustre. Willette y arrive en compagnie d’Éva, tous deux déguisés en gaulois. – 24 mai 1902 Inauguration du musée Victor Hugo de la place des Vosges pour lequel Willette a peint son Gavroche sous les barricades. – Juin 1902 Enseigne pour la brasserie Lempereur, place Saint-Germain-des-Prés. – Juillet 1902 Exposition Willette Au mur 50 dessins originaux, 8 boulevard des Italiens. – Novembre 1902 Remporte le 1er prix du concours de l’Exposition de l’enseigne, salle Saint-Jean de l’Hôtel de ville de Paris. – Décembre 1902 Willette tombe gravement malade. Alité durant onze mois à la pension Dubois à Paris, chambre 15 on l’opère en juin 1903 d’une synovie tendineuse Le Courrier français, 25 juin 1903. Au même moment, ses dessins couvre le bas Montmartre, entre les affiches et cartons d’invitation du cabaret Le Ciel ou de La Roulotte. Il continue à travailler depuis son lit, mais à un rythme moindre. – 6 mars 1903 Willette est obligé d’organiser une vente à Drouot pour financer sa convalescence. Le catalogue s’orne d’un dessin original le montrant mourant au lit avec à ses côtés un commissaire priseur et un acheteur assortie de la légende Achetez, il va trépasser ! » Il met en vente ses dessins de L’Assiette au beurre dont toute la série du Singe » Drouot, salle 3, expert Lucien Moline, Étude Paul Chevalier. Grâce à la vente, il rembourse intégralement sa faillite du Pierrot et les frais de justice. Le ménage Willette c’est-à-dire Éva et les meubles déménage au 20 rue Caulaincourt. – Mars 1903 Il exécute une couverture illustrée pour le livre de Jean Drault, une figure du nationalisme, intitulée La Vieille Gaieté protestante. – Mars 1903 Il exécute la couverture du n°1 du Canard sauvage, titre anarchiste mythique. – Début août 1903 Willette peut partir à Boisroger où il garde le lit jusqu’en novembre. – Novembre 1903 Il envoie deux dessins au Salon d’automne Ce n’est pas moué qu’a fait la Loi ! » et le Jésus avocat, plaidant la cause du peuple, publié dans L’Assiette au beurre sur les Magistrats. – Décembre 1903 La cour d’appel invalide le jugement du 20 novembre 1891 qui mettait Willette en faillite. Une lettre de Félix Décori secrétaire général de L’Élysée en fait foi dans Le Courrier français orné d’une couverture de Willette faisant écho à la nouvelle. – En 1904 Le couple s’installe dans un petit logement du quartier des Épinettes, 37 rue Lacroix il déménagera par la suite au 28, ce qui implique que Pierrot quitte Montmartre. – 1904 Parution du recueil 100 dessins de Willette. – Printemps 1904 Willette multiplie les publicités et travaille toujours pour les magasins du Louvre. – 1904 Vente de la collection Christiane Bastion à Drouot, presque cents originaux que Willette accuse évidemment Christiane de les lui avoir volé. S’y trouve en particulier l’ébauche hermaphrodite initiale de La Sainte Démocratie » Léon Riotor, Les Arts et Lettres, p. 297-301, 1904. – 1er juin 1904 Constitution d’une Société des Humoristes. Si Léandre prend la présidence, c’est Willette qui en est le promoteur. – 1904 Décore de plusieurs panneaux la salle du nouveau Bal Tabarin, inauguré en grande pompe le 22 décembre. Parmi les œuvres, La Jambe. – 23 mars 1904 Vente des collections du Chat noir par la veuve Salis Russeil le Parce Domine acheté par Belin, Le Moulin de la Galette acheté par André Antoine, Pour le roi de Prusse, vitrail du Veau d’or et plusieurs dessins. – 25 avril 1904 Vente d’une décennie de dessins du Courrier français à Drouot pour renflouer Jules Roques et son journal qui périclite depuis sept ou huit ans. Salle n°9, expert Kleinmann. – 15 juillet 1904 Les artistes montmartrois se réunissent dans une guinguette de Villeneuve-Saint-Georges pour fêter la Société des Humoristes, mais surtout la guérison de Willette. – Août 1904 Première visite à Léon Detroy dans sa propriété de Cap Martin. – Octobre 1904 Willette intervient encore au Château du Peuple, au bois de Boulogne, sur le personnage de Pierrot, pour le Groupement social des universités populaires. – 21 décembre 1904 Vente de Willette à Drouot, salle 10, catalogue MOA ». – Hiver 1904 Willette illustre la série des Claudine de Willy et Colette. Il faut plaindre les cuistres acharnés à vouloir découvrir des intentions pornographiques dans les œuvres de Willette, sous prétexte qu’il a peint, sans hypocrisie pudibonde, la jolie fille que ces vieux renards affectent de mépriser, soit parce qu’elle est trop verte, soit parce qu’ils ont la queue coupée. Il a montré la chair de la Femme exaspérée et tordue par le sadisme des Juges. Il a – je ne l’en remercierai jamais assez – immortalisé ma petite Claudine… Toute la gaminerie espiègle de ces adorables gosses qui sont le sourire de Paris, il l’a caressée d’un crayon amoureux, qui sut fixer pour toujours leur nez impertinent, leurs cheveux fous et la fraîcheur de leurs jeunes seins, et la cambrure de leurs mollets nus, et leurs yeux, leurs yeux surtout, leurs grands yeux derrière lesquels les romanciers jobards prétendent qu’il se passe tant de choses… C’est pourquoi son œuvre est toute frémissante d’humanité, non point de cet humanitarisme vachard que prétendent nous imposer certains primaires ou primates, mais de cette humanité consciente et profonde qui comprend en même temps qu’elle aime. » Willy, 1906 – 1905 Participation à la décoration murale de La taverne de Paris, place Clichy. Vernissage le 19 octobre. Ce lieu, entièrement décoré par des dessinateurs de presse, devient le siège de la Société des Humoristes. – Mai 1905 Le Parce Domine est exposé au Salon il avait été refusé en 1885, repris dans toute la presse. Willette présente par ailleurs un tableau, Retour d’école », tiré de la série des Claudine, un Portrait de Mme Belin », Un épisode de siège de Paris en 1870 » et le Gavroche sous les balles ». On est en plein dans sa période peinture, même s’il poursuit sa collaboration avec la presse illustrée n°1 de La Vie de Paris. L’État veut se montrer acquéreur du Parce pour le musée du Luxembourg mais Belin refuse de s’en séparer. – 17 mai 1905 Première grande fête des Humoristes au Casino de Paris. Ce précédent sert de répétition générale aux futures expositions annuelles. – Juillet 1905 Procès des faux Willette ». Le dessinateur argue, dans sa défense, qu’il est l’un des artistes les plus falsifiés du moment ce qui ne semble contredit par personne à l’audience. – Août 1905 Willette passe ses vacances sur la côte d’Azur et se fait, durant plusieurs jours, passer pour sa propre sœur, puis pour une artiste lyrique imaginaire. – Octobre 1905, Willette présente Ève dansant à la corde avec le serpent au Salon d’automne salle X, panneau peint du Bal Tabarin. – 7 Février 1906 Willette est décoré de la Légion d’honneur par le secrétaire d’État aux Beaux-Arts, Dujardin-Baumetz. Tenue d’un Banquet Willette » dans les salons de l’Hôtel Continental à l’appel de la revue L’Art et les artistes dirigée par Armand Dayot, avec 300 convives Le Gil Blas, 21 février 1906. Il fait partie de la nouvelle Ligue pour la Liberté de l’Art. – Mars 1906 Willette réalise le plafond La libre pensée pour l’éditeur Belin. La combinaison de sa fantaisie doublée d’un caractère farouche continue d’étonner ses contemporains. Il a ainsi disposé un panneau blanc à l’entrée de son atelier où est simplement inscrit Les raseurs ne sont plus admis en ces lieux. » Le plafond de Fernand Xau représente les amours d’autrefois se battant avec les amours d’aujourd’hui. Il y a encore le plafond pour le libraire Belin, le projet pour un grand magasin, le triptyque du Bal Tabarin. – Willette est membre du Cornet, cercle artistique fondé par Courteline, Millanvoye et André Saint-Just. Le bulletin et les dîners se passent 3 rue Milton. Les deux sont mensuels. Le dîner du 10 avril est le 101e du nom, ce qui place la fondation du Cornet en novembre 1898. Ce dîner a lieu dans les Salons de l’Hôtel Moderne, place de la République. Saint-Just est trésorier de la Société. En 1906, le président du Cornet est Grenet-Dancourt. Chaque bulletin comporte un dessin de Léandre. Il y a une tombola et un bal donc. Un dîner du Cornet = Un apéritif, un repas, des discours, une cérémonie de décorations pas tout le temps, un spectacle et un concert, une tombola, un buffet, et enfin un bal jusqu’à 3 heures du matin. Le Cornet aurait été fondé dans le cabaret Le Néant. – Hiver 1906 Il expose un Portrait de Jules Roques au Salon d’automne La Vie marseillaise, 13 décembre 1906, signé J. F. Louis-Merlet – Hiver 1906-1907 Il réalise les affiches pour le PLM, travail qu’il poursuit en 1908. – 1907 Willette se blesse gravement en faisant de la gymnastique. Il part en convalescence en Provence, au Cap-Martin, chez son ami le peintre Léon Détroy. – 8 avril 1907 Il tente de sortir un nouveau journal, Le Passé, sans succès faute de capitaux suffisants. – 25 mai 1907 Premier Salon des Humoristes au Palais de glace. Willette y figure avec une réédition de ses illustrations des chansons de Jules Jouy, C’est la guerre, Pour le roi de Prusse tableau du Chat noir et La Sainte Démocratie. Il tient une conférence sur L’Art du rire » devant les membres de la société Art et science ». – Salon 1907 La Sainte vierge et l’enfant Jésus et La Fumée. – 1907 Reprise de l’affiche pour la pantomime de Michel Carré et André Wormser L’Enfant prodigue, pour le Théâtre des Variétés. – 1907 Il voit une commande importante des magasins de La Samaritaine annulée pour cause de plaintes de clients outrés par l’immoralité de ses motifs. – 1907 Il participe au lancement de L’Humanité de Jean Jaurès, pour lequel il dessine quelques couvertures parmi les premières. – 3 juillet 1907 Naissance de la première fille de Willette, baptisée Jeanne, mais qui se fera appeler toute sa vie Maria. Cet enfant est née à Paris dans le 8e arrondissement, des relations adultérines de Willette avec sa future épouse Charlotte, rencontrée chez son ami Léon Détroy elle y sert comme bonne à tout faire. Comme tout enfant adultérin, cette fille ne peut être reconnu par Willette, encore marié à Éva Fleury. – 24 novembre 1907 Grand banquet offert à Willette par la mairie du 18e. Toast de Kleinmann et de Marcel Sembat adjoint de Jaurès à L’Humanité. Plus tard, en 1921, Willette annote les compliments de Sembat reproduits dans son exemplaire personnel du journal Montmartre-La Chapelle par le commentaire manuscrit suivant Ta gueule, hé, Bolchevick ! ». Cette mention atteste de l’évolution des idées politiques de l’artiste. – Décembre 1907 À l’occasion d’une plainte du dessinateur Jossot devant la 10e chambre correctionnelle pour contrefaçon contre un escroc de bas étage, Willette lance une pétition pour le respect du droit d’auteur et la rédaction d’une loi sur la propriété artistique. – Décembre 1907 Mort du colonel Willette. – Janvier 1908 Il illustre le nouveau recueil de chansons de Paul Delmet. – 4 Février 1908 Un article signé Georges Bal signale sur deux colonnes les décorations de Willette en cours d’élaboration à l’Hôtel de ville de Paris dans le New York Herald. – 11 avril 1908 Divorce de Willette et d’Éva au bénéfice de l’époux. Éva Fleury cède la propriété de Boisroger à son ex-époux. – 18 avril 1908 Parution du fascicule A. Willette n°13 dans la collection Les maîtres Humoristes » éditée par Félix Juven. – Avril 1908 Salon, La vie n’est peut-être qu’un songe n°1178. Albert Flament compare, comme des dizaines de confrères depuis vingt ans, Willette à Watteau. Remarque manuscrite de Willette dans la marge de l’article Ah ce Watteau ! Quel cauchemar ! Quel bateau on m’a monté ! » Il s’engage encore une fois contre un projet de loi voulant réglementer le nu et les costumes de théâtre. – Mai 1908 Il devient président de l’Association des anciens élèves des Beaux-Arts. – Mai 1908 Deuxième Salon des Humoristes, organisé par Juven, Arsène Alexandre et Valmy-Baysse au Palais de glace. Willette dessine la couverture du Rire qui est reprise en carton d’invitation. – Eté 1908 Il produit pour Le Journal des gueux, organe de défense sociale, proche de la ligue antipropriétaire de Cochon. – Janvier 1909 Willette gagne le dernier pan de son procès et récupère l’exercice de ses droits civiques, de même que la jouissance de sa Légion d’honneur. – 1909 Première commande de la manufacture des Gobelins le directeur en est Gustave Geffroy. Willette la livre en avril. – Le 8 mars Nouveau Banquet Willette » organisé par la fondation L’Art pour tous. Il réunit 200 personnes chez Vantier, restaurant de l’avenue de Clichy en présence du maire du 18e, Kleinmann. On y fête les panneaux de l’Hôtel de ville et la tapisserie des Gobelins. Cette même nuit, Jules Roques décède dans un dénuement total, à l’autre bout du boulevard square d’Anvers. – Avril 1909 La première société pour le droit d’auteur des artistes est fondée et Willette en devient le président Le Journal, 26 mai 1909. – 25 avril 1909 Première réunion des artistes à la Salle des ingénieurs, rue Blanche, pour mettre en chantier un ensemble de propositions concernant le respect du droit d’auteur. Willette semble en être à l’origine avec Jacques Dhur et se fait désigner comme membre du comité provisoire avec Ibels. Une société est fondée le 25 mai 1909 avec Willette comme premier président vice-présidents Ibels, Frantz Jourdain, Signac, Gabriel Ferrier. – Printemps 1909 inauguration de la décoration murale d’un Salon de l’Hôtel de ville de Paris commande de M. Quentin-Bauchart en 1903. Willette anime des conférences pour L’Art pour tous, Société de propagande d’Art Populaire 96 rue de la Glacière où il convie les participants devant ses panneaux de la mairie. Willette est alors à son apogée. – 20 décembre 1909 Mariage de Willette à la mairie du 17e arrondissement, avec Charlotte Duchâteau, une petite bonne » berrichonne née le 6 octobre 1888 à Pomiers dans l’Indre, ce qui lui fait 21 ans, placée chez Léon Détroy et qu’il a rencontrée lors d’un dîner. C’est le coup de foudre, malgré l’important écart d’âge il a 52 ans. Ils sont mariés sous le régime de la séparation. – Décembre 1909 Parution d’un volume d’ iconographie de Willette » réunie par Paul Beuve, également auteur de son press-book » privé. – 1909-1910 Willette décore le plafond de la salle de spectacle La Cigale. Lors de la première, il se plaint d’avoir été éconduit pour une place assise et simplement autorisé au promenoir alors qu’[il a] réalisé, pour la somme de 1 000 francs, un plafond de 8 mètres sur 7 […], plus un panonceau au-dessus du rideau et deux écoinçons de chaque côté de la scène ! » mot d’excuses manuscrit sur une carte de La Cigale, 9 juillet 1910, signé Jules Gide, secrétaire Général du Théâtre Concert. – 31 janvier 1910 Le journal Le Gaulois livre sous la signature de Tout-Paris », un article sur les travestissements de Willette – Février 1910 Naissance du petit Pierre. – Avril 1910 Willette monte avec Forain un comité de soutien aux dessinateurs Hansi et Zislin, poursuivis par la justice allemande en Alsace pour des dessins interdits par la censure. Le Salon des dessinateurs Humoristes expose leurs œuvres. Willette y présente le projet de plafond pour un magasins de nouveautés », apparemment refusé par la suite. – Mai 1910 Tableau L’Amour et la folie pour le Salon où est exposée la toile de Boronali. – 1910 Exposition Willette à la Société des Lithographes français, rue Laffitte. – 16 juin 1910 Banquet Rodin. – Fin novembre-début décembre 1910 Willette mène la grève des Humoristes qui se conclut par la scission du groupe. Le différend tient aux statuts léonins de la Société des Humoristes, tels qu’ils sont reproduits par L’Écho de Montmartre le 17 mai 1905, deux ans avant le premier Salon. L’indépendance n’est qu’apparente dans cette association composée de dessinateurs de sensibilités diverses et habilement répartie, en âge ou opinions politiques. En fait, chacun travaille au Rire. La société ne contrôle en rien les moyens financiers qui permettraient de fonctionner de façon autonome. C’est Félix Juven, unique mécène », qui tient les cordons de la bourse et qui prend les décisions. Petite subtilité, en cas de catastrophe financière pouvant toucher telle fête ou manifestation artistique, les artistes se retrouvent seuls, engagés par leur responsabilité civile. Le divorce est consommé le 6 décembre avec le départ de certains dessinateurs et l’annonce de leur volonté d’organiser un Salon concurrent du Palais des glaces dès le printemps suivant, galerie La Boétie. La scission a pour effet de voir coexister deux Salons distincts, le Salon des Humoristes Le Rire, canal historique » et les dissidents du Salon des dessinateurs Humoristes rue de La Bœtie, et créent L’Humoriste, dont la première couverture est logiquement de Willette et l’affiche de Forain. – Décembre 1910 Willette prend la tête d’une opposition des artistes au projet de loi déposé par le garde des Sceaux, Théodore Girard, visant à durcir les lois qui répriment l’outrage aux bonnes mœurs, reprenant les termes de la conférence internationale de 1908 et annonçant le grand congrès international contre la pornographie de 1911. – Janvier 1911 Grande exposition Willette au pavillon de Marsan au Louvre, du 12 janvier au 15 février. L’événement est comparable à l’entrée de Forain à l’Institut de France 11 000 entrées les quinze premiers jours, voir Paris-Journal, 25 janvier 1911. – Février 1911 Conférence sur L’humour et les Humoristes » au Théâtre Fémina, 90 avenue des Champs-Élysées pour les Vendredi de Fémina, en compagnie du débutant Harry Baur qui lit du Vallès. – 2 mars 1911 Rencontre assez médiatisée entre les Humoristes menés par Willette et le sénateur Bérenger, dans le cadre d’une commission sénatoriale chargée d’élaborer une nouvelle loi sur le délit d’outrages aux mœurs. – 2 avril 1911 Il cofonde le journal L’Humoriste dont il dessine la première couverture. La rédaction en chef est tournante parmi les dessinateurs. Le journal organise sa promotion en déployant ses dessins sur de gigantesques mats, disposés tout au long des Grands boulevards. – Avril 1911 Premier Salon des dessinateurs humoristes au Palais de la Mode, 15 rue de la Ville-L’Évêque. Willette réalise la couverture du catalogue et produit des conférences sur L’humour et les Humoristes ». La fanfare de Montmartre défile lors du vernissage, derrière une imposante bannière confectionnée par Willette. Il fournit des dessins à la plume, rehaussés d’aquarelle, Le Carnaval », La Gourmandise », Le Coucher », Le lever »… Les dessinateurs Hansi et Zislin sont particulièrement mis à l’honneur. – Il décore une salle de la Comédie française avec Albert Besnard Pascal Forthuny, Excelsior, 15 avril 1911. – Mai 1911 La Sieste est envoyée au Salon. – En 1911 Il expose La Tentation de saint Antoine au Salon des Arts Décoratifs Je sais tout, avril 1911. – 3 août 1911 Il participe à la descente » festive du journal Le Sourire à Robinson, déguisé en étudiant de la Bohème Karriste des années 1830. – Août 1911 Écriture et mise en scène ? de la pantomime Pierrot jardinier, musique de Bunck, avec le mime Farina, d’après une suite de dessins parue dans Le Courrier français du 23 octobre 1892. – Septembre 1911 Poulbot est poursuivi sur une plainte du sénateur Bérenger à propos d’un dessin paru en couverture des Hommes du jour. Cette nouvelle affaire est révélatrice de la fracture profonde entre les deux camps à savoir, non pas la stricte définition de l’outrage aux bonnes mœurs, pornographie pour les uns et humour indispensable pour les autres, mais bien de la diffusion et du contenu de ce que l’on qualifiera un peu plus tard de culture de masse ». Le conflit est d’autant plus intense que la plupart des caricaturistes deviennent, avec l’âge, des illustrateurs de livres pour enfants, comme Albert Robida, Louis Morin ou Benjamin Rabier. Un certain nombre de portes se ferment pour les artistes. Ainsi Willette voit-il avorter un projet de plafond pour un grand magasin à la suite de pressions exercées par les ligues de moralité. Les dessinateurs, confortés par une certaine notoriété pour quelques-uns d’entre eux, organisent une riposte Est ainsi fondée, le 5 février 1906, à l’initiative de L’Assiette au beurre et de son rédacteur en chef Paul Perrin, la “Ligue pour la Liberté de l’art”, “présidée par Paul Vigné d’Octon, député”, votée, est-il dit, par 500 artistes, dont Willette, Louis Morin, Adrien Barrère, Jules Grandjouan, etc. Ses buts “Défendre les littérateurs, artistes et ouvriers d’art lorsqu’ils sont menacés dans leur personne ou dans leurs droits. Protéger les œuvres et ouvriers d’art contre toutes les entraves apportées à la publication et à la vente des productions artistiques et littéraires”. » Jean-Paul Morel, “Le père La Pudeur” ou du sénateur René Bérenger à Daniel Parker ». En 1910, nouvelle offensive législative qui aboutit en 1911 et nouvel effort défensif lancé par Gaston de Pawlowski, directeur de Comœdia, qui propose notamment la création d’un Conseil de l’Ordre pour les Artistes, à l’image de l’Ordre des Avocats. Appel qui reçoit immédiatement le soutien de Willette Gaston de Pawlowski, Le nu au théâtre », Comœdia n°52, 24 décembre 1910. – 15 septembre 1911 L’enseigne du Chat noir exécutée par Willette fait son entrée au musée Carnavalet. – 3 novembre 1911 Perte de son fils Pierre, âgé de 21 mois. Les obsèques ont lieu le 4 novembre à Saint-Michel-des-Batignolles. – Novembre 1911 Willette entre dans une grave dépression. Il refuse d’enseigner au Beaux-Arts. C’est à ce moment qu’il resserre les liens avec son ami de lycée l’abbé Clair le curé de Saint-Ferdinand-des-Ternes qui l’a marié, tombant peu à peu dans une piété mystique revêtant tous les aspects de la maladie mentale. – Avril 1912 Le carton de tapisserie pour les Gobelins Le Moulin de la Galette est exposé au Salon, section Art Décoratif salle IV. – Juin 1912 Exposition des panneaux de l’ancienne Auberge du Clou dans un accrochage d’Art décoratif, 15 avenue des Champs-Élysées. – 23 mars 1912 Deuxième Salon des dessinateurs Humoristes, cette fois–ci 64 bis rue de La Boétie. Willette y expose quelques dessins dont La Soif. – Printemps 1912 Il décore le plafond de La Cigale, à l’angle Rochechouart–Martyrs. – 13 avril 1912 Il fait donner une pantomime, La lettre, au théâtre des Célestins à Lyon, spectacle qu’il inaugure par une conférence sur le mythe de Pierrot. Pierrot est interprété par le mime Farina. Le spectacle vient à Paris augmenté d’une seconde pantomime de Willette, Pierrot jardinier, avec Farina et Arlette Dorgère. – Début juillet 1912 Il participe, aux côtés de Forain et Degas, à l’Exposition triennale des Beaux-Arts. – 8 septembre 1912 Il prend la défense de Grandjouan, dessinateur forcé à l’exil par une lourde condamnation. – 3 novembre 1912 Officier de la Légion d’honneur, un an jour pour jour après la mort de son fils. – 19 novembre 1912 Vente de dessins et d’estampes de Willette à Reims, étude Bonnard, expert Lucien Moline. Annonce plus de 600 menus et programmes décorés. – 29 novembre 1912 Naissance de sa fille Françoise. Celle-ci épousera en premières noces 1931 Pierre Boitard, dont elle aura deux filles, Clotilde et Anne; et épousera en secondes noces le comédien Léonce Corne avec lequel elle aura une fille, Annick, elle-même sans enfant. – 6 décembre 1912 Vente Willette à Drouot de croquis originaux étude Desvouges, expert Lucien Moline dont Les petits oiseaux meurent les pattes en l’air » acheté par Mr Lebeau. – 8 décembre 1912 Le journal Le Cri de Paris fait état d’une série d’images pieuses dessinées par Willette et qui sont en vente dans les boutiques de bondieuseries. – 20 décembre 1912 Le lobbying des artistes paie et la loi sur le droit d’auteur est votée à la Chambre. – 19 janvier 1913 La pantomime L’Âge d’or est jouée à l’université populaire du 157 Faubourg Saint-Antoine. Le programme reprend le dessin Viens chez nous Pierrot, il y a encore du cœur et du plomb ! » dessin révolutionnaire. – Fin janvier 1913 Willette poursuit au théâtre en tant qu’auteur avec La lettre, pantomime tirée de ses dessins sans légende du Chat noir recueillis dans Pauvre Pierrot jouée par le mime Farina et Melle Fontange au théâtre Impérial rue du Colisée. Il dit aussi avoir joué au Chat Noir ? en mimant le Pierrot » de Charpentier Le Courrier français, 1er février 1913. – 2 Février 1913 Il participe à l’exposition Peintres de la femme, 140 avenue des Champs-Élysées organisée par L’Art appliqué aux industries de la mode. – Février 1913 Il participe à un Dîner cubiste et futuriste » donné par les Humoristes pour se moquer de ces deux mouvements picturaux. Il arrive avec un nez postiche en forme de girouette pour dénoncer, dit-il, des artistes qui sentent d’où vient le vent » Warnod, Comœdia, 5 février 1913. – Février 1913 Il travaille pour des grands couturiers et découvre le milieu de la mode L’Illustration n°2652, 22 février 1913, p. 165. – 22 février Willette voit échouer sa candidature à l’Académie des Beaux-Arts fauteuil de Detaille. Cette déconvenue l’affecte manifestement. – 2 mars 1913 Hommage du journal L’Humanité à Willette. – 26 mars 1913 Troisième Salon des dessinateurs Humoristes, rue de La Boétie. À l’entrée trônent les bustes en bois de Polaire et Willette. Ce dernier expose quelques dessins, dont un portrait de sa fille Maria et la toile La Fédérée dont c’est le grand retour. On remarque des attaques contre le cubisme ou l’art moderne. – Avril 1913 Poulbot et le journal Comœdia lancent l’idée d’une pétition pour que la rue appelée à devenir Simon Dereure » soit baptisée rue Willette » du vivant de l’artiste Comœdia, 3 avril 1913. Elle se situe en contrebas du Moulin de la Galette, entre l’avenue Junot et ce qui est aujourd’hui le square Suzanne Buisson. A priori, Willette se serait prononcé contre car le Dereure en question était un ancien Communard. – Printemps 1913 Il présente au Salon le tableau La Valse chaloupée Salle III ter n°1259. – Le Courrier français reparaît de façon éphémère sous la direction de Lucien Moline qui utilise de vieux clichés de dessins de Willette sans l’accord de ce dernier. – Début mai 1913 Réunion d’un Comité d’organisation d’une Fête d’adieu au Vieux Montmartre », avec projet de cortège charivarique. Idée d’un tableau vivant du Parce Domine sur un char André Warnod, Comœdia, 5 mai 1913, d’un char du Chat noir, d’un char des artistes morts avec les ombres de Somm, Rivière, Caran d’Ache, une Vache enragée, un char du Courrier français, un char Joseph Prudhomme, une diligence des Humoristes, un char Moulin de la Galette, un char Napoléon, un char Marat en 93, un char Gabrielle d’Estrée et Henri IV, un char Marie de Beauvilliers abbesse de Montmartre au xvie siècle, un char Goutte d’or » et bachique. un char gaulois ». Si l’on y prête attention, c’est en fait un défilé rétrospectif de toute l’œuvre de Willette à part Marat, et encore. Willette est nommé président d’honneur de l’entreprise. – Fin mai 1913 Congestion pulmonaire de laquelle Willette réchappe de justesse, grâce aux soins prodigués par son frère. Il part à Boisroger début juillet. – 8 juin 1913 Il participe à l’exposition L’Art et l’enfance au musée Galliera de Nice. – Août 1913 Il fonde le groupe et le cabaret du Ha noir à Coutainville, près de Boisroger, probablement dans la maison du dessinateur Jean Thezeloup. Débute alors l’organisation de Fêtes de la plage qui se perpétueront durant la Première Guerre mondiale. Si Paris a eu Le Chat noir, cabaret artistique des plus fameux, la plage des libraires normands de Paris [sic.] possède son “Ha Noir”. Et ce “Ha” n’est pas un poisson d’avril. Le 15 août, une foule se pressait à la fête du Ha Noir, au milieu de splendides décorations. À trois heures eut lieu la réception du célèbre artiste Willette, châtelain de Boisroger [sic.]. Puis la fête se continua par une retraite monstre aux flambeaux 2 000 personnes et un feu d’artifice avec défilé de barques illuminées. » Le Courrier de la Manche, 24 août 1913, Coutainville. – Septembre 1913 Willette réalise un ballet qu’il a écrit durant sa convalescence et qu’il met en scène pour la réouverture des Foliés Bergère direction Clément Bannel, Montmartre. Avec Mariquita, Alice Clairville dans le rôle de Pierrette et Melle Delmarès dans le rôle de Pierrot. Musique d’Auguste Bosc. Maurice Neumont et surtout Poulbot participent à la mise en scène, ce dernier pour des tableaux de gosses. C’est Jacquinet qui s’occupe de la partie pantomime. – Hiver 1913-1914 Il effectue une retraite mystique à Ker Maria, petite propriété de son ami l’abbé Clair, située à Plougasnou. Il habite une minuscule maisonnette qui prend le nom de Ker Willette, nom toujours en vigueur aujourd’hui. – Mars 1914 Retour à Paris. Quelques dessins pour Le Rire. – Mars 1914 Exposition de L’Humour au Cercle universitaire des Arts. Willette y produit La Sainte Démocratie » le dessin, pas le tableau, manifestement perdu ou détruit. – 10 avril 1914 Il achève un vitrail pour l’église de Plougasnou. – Avril 1914 Salon des dessinateurs Humoristes rue de La Boétie. Willette y donne quelques dessins. – Juin 1914 Prière de Willette, dite sur la tombe de Villiers de l’Isle Adam, le dimanche du Grand Prix. Cette prière, dite prière de Willette », sera prononcée lors de la messe des Cendres à Saint-Germain-L’auxerrois tous les ans en hommage aux artistes morts dans l’année. Cette tradition dure jusqu’au milieu des années 1950 et s’interrompt lorsque, deux fois de suite, l’artiste lisant la prière de Willette décède lui-même l’année suivante. La tradition sera reprise avec plus de laïcité par Georges Cravenne en imaginant la Cérémonie des César, à partir de 1976. – Eté 1914 Réformé après avoir voulu s’engager comme son ami Forain, il est nommé chef du corps de gardes civils de la commune de Boisroger onze membres en sus de lui, et chef de la milice côtière de surveillance du littoral, sise à Gouville-sur-mer. – 1915 Il se retire à Boisroger où il habite avec ses deux filles et fait de fréquents allers et retours à Paris. Il apporte sa caution à la création du groupe d’illustrateurs Le Pou qui grimpe, à Coutances René Jouenne, Jean Thézeloup et Joseph Quesnel. Il participe à la vie culturelle du coutançais durant toute la durée de la guerre expositions, discours, tombolas, conférences. – Juin 1915 Il organise une Fête du Dyable sur la plage de Gouville, à la fin du mois de juin. – La présence de Willette à Paris concerne surtout l’année 1915, et le début de l’année 1916. Elle se résume à des apparitions plus ou moins actives. Citons la Matinée au Châtelet, le 27 février 1915 ; la Grande tombola des artistes et des écrivains français, le 29 mars 1915 ; une participation aux Journées girondines en mai 1916, à la Matinée au Théâtre Antoine, le 7 avril 1915 en l’honneur du départ des jeunes recrues ; mais aussi la Matinée du théâtre Marigny, le 18 avril au profit des veuves et des orphelins de guerre ; la Matinée dans les locaux de L’Intransigeant, en l’honneur des blessés et convalescents de la place de Paris ; la Journée de la gloire au Trocadéro le 15 juin 1915 ; la Matinée du Trocadéro deux jours plus tard au profit de l’œuvre Le repas des artistes » ; la Matinée au cercle Volney pour le foyer du Soldat aveugle au printemps 1916… Willette séjourne à Paris par intermittence, et effectue des allers et retours en Normandie ou en Bretagne, à Plougasnou où il poursuit ses retraites spirituelles estivales auprès de l’abbé Clair. – Le 10 juillet 1915 C’est la première exposition de Willette au Salon coutançais, ouverte par un discours inaugural du satiriste. Les réjouissances se poursuivent durant quelques semaines, à grand renfort de Madelon et de Marseillaise patriotiques, jusqu’à un monumental vin d’honneur offert par Willette aux artistes coutançais le 4 août 1915. – Fin d’été-début d’hiver 1915 Retraite à Ker Maria à Plougasnou. Il illustre Quelques pages religieuses et artistiques pour l’abbé Clair à Plougasnou. Peinture à laquelle s’ajoutent un vitrail, des dessins, et une sculpture du singe. – 1916 Un canular débouche sur une manifestation charivarique, lorsqu’en 1916, le bruit court que Poincaré débarque à Coutances pour une messe solennelle dédiée à la victoire, dans la cathédrale de la cité. La ville, éberluée, voit s’ébranler un cortège de fausses huiles, en l’occurrence les jeunes artistes du Pou » déguisés en notable, qui se dirigent en grande pompe vers la gare pour l’accueil solennel d’un faux président grimé, lequel n’est autre que… Willette, déguisé en président de la République. – 1915-1918 Il rédige à Boisroger Feu Pierrot, son livre de souvenirs. Il publie dans La Baïonnette, Le Rire rouge, Le Vide-Boche. Il s’ennuie le mot est faible !, bombarde les journaux de lettres, copie ou détruit de nombreux documents. Willette devient pour l’opinion publique l’un des porte-drapeaux de l’antigermanisme à outrance et pour nous aujourd’hui du bourrage de crânes ». – 21 octobre 1917 Naissance de sa troisième fille, Anne. Celle-ci deviendra élève d’André Lhote, grand prix du Dôme et peintre cubiste. Elle aura un fils Luc d’un premier mariage avec Charles Bihl, puis une fille et un fils Dominique et Thierry d’un second mariage avec Philippe Courtois. Luc aura à son tour deux enfants. Quant à Dominique, elle aura deux fils et Thierry un fils. – 1918 Il peint le plafond de la chapelle Saint-Yves à Ker Maria et une bannière illustrée représentant saint François d’Assise. – 1919 Il publie Feu Pierrot, son premier tome de mémoires. – 26 janvier 1919 Il envoie un courrier au journal L’Intransigeant dans lequel il propose de couvrir les deux pans de l’avenue des Champs-Élysées de moulages de soldats anciens des différentes époques de l’armée française, et de placer la Victoire de Samothrace sous l’Arc de triomphe, lors de l’inauguration de la flamme du Soldat Inconnu. – 1920 Publication de Madeleine, monologue et 9 dessins, illustré par Adolphe Willette Paris, E. F. d’Alignan, curieux ouvrage mystique. – En 1920 Avec Forain, Neumont et Poulbot il fait partie des fondateurs de la République de Montmartre dont il devient le premier président. Il pose la première pierre du dispensaire des Petits Poulbots en 1923 et devient président d’honneur de La Prévoyance mutuelle. – 29 novembre 1920 Georges-Anquetil tente de faire repartir Le Courrier français en se servant d’un stock de dessins qu’il a trouvé en archives. Willette lui écrit Vraiment, ce serait bien trop commode, après avoir pour une misère, acheté ou simplement ramassé, dans le domaine publique [sic.], le titre d’un ancien journal, de faire une feuille composée uniquement des dessins tirés de la collection de ce journal, ceci sans aucun profit pour leurs auteurs […]. Vous avancez que ces dessins ont été payés. Eh bien je le répète et j’en appelle aux anciens collaborateurs du Courrier français et tous vous diront le mal que nous avions à obtenir, de son directeur Jules Roques, le montant de nos modestes émoluments ! Si, malgré l’égoïste insouciance de cet homme pourtant intelligent, nous avons persévéré à donner, durant vingt-cinq années, à son journal, le meilleur de notre âme d’artiste, c’est que, par cela même, nous avions du moins acquis cette fortune, la seule vraie… l’indépendance… Saluez monsieur ! Mais non, pour vous, l’homme du strug for lif [sic.], tout cela c’est de l’hébreu. Et voici que dans le dernier numéro de… votre journal, le seul dont vous m’avez fait le service, vous avez le cynique toupet d’annoncer pour les peintres, sculpteurs, dessinateurs, une rubrique en faveur du… “droit des artistes” ! Et vous prêchez, vous, pour le bien des travailleurs ! Allez au Dyable [sic.], sinistre rigolo ! » lettre manuscrite à Georges Anquetil – 1921 Hommage spécial à Willette par La Commune libre de Montmartre à ne pas confondre avec la République. Tout cela masque le fait que Willette est devenu tout à fait hors de mode, largué par la nouvelle peinture de Montparnasse. Mais, et c’est plus grave, par la nouvelle génération de caricaturistes du Salon de l’araignée par exemple. Encore plus grave, sa peinture est trop… convenue dirons-nous en ne l’accablant pas pour qu’il puisse poursuivre une lucrative carrière d’artiste mondain comme son ami Forain. Et puis il mourra avec sa génération Steinlen en 1923, Robida en 1926. Ses réserves pécuniaires diminuant, il devient obsédé par l’argent d’une manière maladive. Bref, il ne travaille plus ou alors de façon bénévole, souriant en public et grinçant de haine dans des carnets privés qu’il nourrit d’invectives. – Avril 1923 Banquet de réunion entre la République de Montmartre président Willette et la Société de Prévoyance Mutuelle président d’honneur Willette le 7 avril salle Wagram, en présence des membres de la République. – 1923 Été à Ker Maria où il participe pour l’abbé Clair à l’accueil de Mgr Chaptal. – 1924 Il fait partie du jury du concours international de musique de Paris. – Juin 1924 Exposition Willette à la galerie Lochard, 182 boulevard Saint-Germain, avec la frise des marmousets aujourd’hui chez Stéphane Larrieu, des illustrations pour livres d’enfants, les sept péchés capitaux, – 1924 Il passe le début de l’été à Ker Maria où il retrouve Mgr Chaptal. – 31 juillet 1924 Il achète l’ancien pressoir à cidre de Boisroger, attenant à sa maison, à un Mr Dupuy, paysan, et le fait aménager en atelier. – Octobre 1924 Il poursuit ses travaux pour La Prévoyance mutuelle. – Automne 1924 Willette subit une altération sensible de son équilibre on peut même s’avancer à diagnostiquer les effets d’une névrose profonde, due aux épreuves traversées. Entre deux mortifications à prétention spirituelles et ascètes, il envoie aux membres de la République de Montmartre le projet suivant, pour la prochaine Fête de la République de Montmartre qui doit se tenir à la Taverne du Moulin rouge le 17 décembre Au fond de la salle – un temple dorique – à cause de la simplicité d’exécution. Une guillotine peinte en rouge et enguirlandée de lanternes vénitiennes se dresse au milieu de la salle, face au Temple. Foule de bourgeois, de sans-culottes massés derrière des soldats, des volontaires avec tambours et cantinières formant la haie. On entend le canon. Survient un représentant du peuple qui, après avoir mimé la lecture [sic.] d’un ordre qu’il tient à la main, tire son sabre et donne le signal du rassemblement. Les soldats se mettent en rang et quittent la place aux accents du Chant du départ. La foule les acclame et leur jette des fleurs. À peine ont-ils disparu que des mercantis nouveaux riches se promènent en narguant le peuple qu’ils exploitent et affament. Quelques sans-culottes et tricoteuses en empoignent un ce serait un mannequin facile à dissimuler et à substituer dans la bagarre et le suspendent à la lanterne… Applaudissements, trépignements, délire ! C’est alors qu’on entend gronder l’orage qui ne tarde pas à éclater et on voit sillonner des éclairs… Lueur d’incendie. Satan apparaît, tenant par le poignet la Liberté ou la Démocratie coiffée du bonnet phrygien et entièrement nue. Il la conduit sur l’échafaud où il la fait asseoir de force. “C’est la Sainte Démocratie, elle attend ses amants !” Ici, je propose de faire un tableau vivant ! de mon dessin paru dans Le Courrier français qui a tant fait de bruit à l’époque et qui n’est pas encore oublié. Puis la Démocratie ou la Liberté tenant toujours la pose, Satan donne le signal de la farandole exécutée par les sans-culottes et les tricoteuses au son de la Carmagnole et du ça ira ! Que du haut de la guillotine, il dirige de son trident doré. Entrée d’un cortège – C’est celui de jeunes gens et de jeunes filles vêtues à l’antique suivant le goût du peintre David. Ils chantent l’hymne national de la République et font escorte à Pallas Athénée, la véritable déesse de la Raison puis se rangent, la palme à la main, des deux côtés du Temple. La Déesse gravit lentement les marches du Temple et de la palme d’or qu’elle tient d’une main, tandis que de l’autre elle s’appuie sur sa lance, elle apaise la multitude. Le calme obtenu, elle descend, se dirige victorieusement vers la guillotine, elle y monte et relevant la Sainte Démocratie qui attend toujours avec ses compas grands ouverts !, lui ordonne de guillotiner Satan, qu’elle a dompté du toucher de sa lance, ce qui est fait avec le sourire et aux applaudissements du peuple. À ce moment, la musique fait entendre la Marche Lorraine et les soldats qui reviennent vainqueurs du front défilent, en faisant le tour de l’échafaud dont les montants sont abattus et où se dressent accouplées [sic. !] la Déesse et la Sainte. Alors la Déesse Pallas recouvre la nudité de la Démocratie avec un manteau, une toge ou une blouse aux couleurs nationales et ceint sa tête d’une couronne d’épis et de coquelicots, puis la tenant toujours par la main, elle retourne au Temple pour présider à l’élection de la Marianne de la République de Montmartre. Son Président A. Willette. » – Novembre 1924 Plainte de Willette contre Lucien Moline devant le tribunal de commerce de Paris, conclue par un accord amiable. Il est reproché par Willette à Moline d’avoir édité par la phototypie quelques œuvres dont il détenait les clichés et, selon lui, les droits. Les clichés sont restitués contre le renoncement de Willette de prétendre à la moindre partie de la somme qui en a été retirée depuis 1901, il s’agit de l’anthologie publiée chez Simonis Empis !. Moline les faisait manifestement tirer, encadrer et les vendait à Drouot où il était expert ! – Janvier 1925 Willette est nommé par arrêté préfectoral membre de la Commission d’aménagement et d’extension de la Seine. – 11 février 1925 Il reconnaît la paternité de sa première fille Jeanne Maria, née dans une situation adultérine. Pourquoi une reconnaissance si tardive, alors que le mariage avec Charlotte date de 1909 ? On peut penser que Willette a pu attendre l’éventuel décès de son ancienne femme, Éva, pour entamer cette démarche, sans que nous puissions être catégorique à ce sujet, dans l’ignorance que nous sommes de la date de décès d’Éva Fleury. Jeanne Maria Willette ne se mariera pas, deviendra servante de curé et finira ses jours à la fin des années 1950, à Nogent le Rotrou. – 22 mars 1925 Banquet Willette offert par la Société des dessinateurs Humoristes. Auparavant, tout le sous-sol de l’exposition du Salon des Humoristes a été consacré au travail de menus, cartes postales et estampes de Willette, qui a fourni des centaines de pièces originaux du Courrier français et du Pierrot. À côté de la plupart d’entre elles, il a inscrit à la main non payé, non remercié », payé tant », fait à titre gracieux », payé tant et revendu tant »… Ce qui choque tout de même les contemporains. – Mai 1925 Il envoie une toile, Au clair de la lune, au Salon, dont l’intérêt est qu’elle est manifestement constituée avec des reprises d’anciens dessins notamment parus dans Fantasio. – 1925 Été à Ker Maria où il participe à une procession en compagnie de l’abbé Clair et Mgr Chaptal. Se sentant affaibli, Willette rédige son testament. – 4 février 1926 Mort de Willette. Il est enterré au cimetière du Montparnasse, 2e division. C’est Forain qui prononce son oraison funèbre. – Vente de l’atelier Willette. Celui-ci, apparemment ruiné, ne laisse que Boisroger, l’appartement de la rue Lacroix et son atelier. Le produit de cette vente est placé par Charlotte Willette qui utilise les dividendes de ce placement pour vivre, ainsi que ses trois filles. Elle garde un petit pied à terre à Paris sans doute prêté ou loué à très bas prix par un ami de Willette dans le 9e arrondissement et se retire vivre à Boisroger. Maria grandit, devient fort pieuse et ne se marie pas. Françoise épouse l’acteur Léonce Corne, avant d’épouser en secondes noces un monsieur Boitard. Elle aura une fille. Anne se marie jeune avec Charles Bihl dont elle a un fils, avant de divorcer et d’épouser en secondes noces un Philippe Courtois dont elle aura une fille et un fils. – 1927 L’imposant nouveau square inauguré au pied du Sacré Cœur est baptisé en son honneur square Willette. Colère des milieux catholiques d’extrême droite qui y voient une manœuvre anticléricale, ce qui est sans doute vrai. – Dans les années 1930 la mairie du 18e arrondissement aurait mis en chantier un monument en l’honneur de Willette, projet suffisamment avancé pour que l’artiste fût choisi et pour que le monument fasse l’objet d’une maquette. La mairie envoie pour information et si possible approbation la maquette à Boisroger. Dès réception, Charlotte Willette contacte dans l’heure et sans doute pour la première fois de sa vie un avocat pour lancer une demande en référé contre ledit projet. Stupéfaits d’une telle réaction, les édiles abandonnèrent l’idée source orale provenant de Luc Bihl-Willette, fils d’Anne Willette. Il n’y a aucune trace archivistique de cette anecdote, si ce n’est un projet de monument en plâtre, conservé par les héritiers. En 1983, à la mort de Charlotte Willette, Luc Bihl rachète la maison à sa mère et ayant droits de ses tantes. Lors du nettoyage, lui et sa famille découvrent avec surprise qu’outre les deux fresques de Willette ornant les chambres de la maison l’une à l’effigie de Napoléon dédiée à Françoise, l’autre à l’effigie de Louis XIV dédiée à Anne, il en existe une troisième camouflée derrière une armoire, fresque que l’on suppose dédiée à Maria, représentant Charlotte Willette en ange. Luc Bihl-Willette, pourtant né en 1938, déclare ne l’avoir jamais vue. Après avoir connu Willette si jeune et avoir dû le partager » avec la vie mondaine et parisienne, Charlotte veuve Willette souhaitait peut-être garder son » Pierrot pour elle seule, quitte à menacer une part de sa postérité. – 1942 L’ affiche antisémite » de 1889 est rééditée par les services de propagande nazis. Compte tenu de l’antigermanisme de Willette, c’est une bien triste pirouette de l’Histoire. – 1978 Importante vente Willette dans la Sarthe, suite au décès de sa fille Françoise et à la dispersion des œuvres en sa possession. – 1986 Exposition Willette organisée par Danielle Rousseau-Aicardi à la mairie du 17e arrondissement. – 28 février 2004 Suite à une délibération du Conseil de Paris souhaitant sanctionner son engagement antisémite, le square Willette est rebaptisé du nom de la communarde montmartroise Louise Michel. Le rapporteur de la mesure, l’élu vert Sylvain Garrel, justifie le débaptême par le caractère exceptionnellement grave de l’affiche antisémite ce en quoi on ne peut qu’être d’accord et son impact sur le renouveau graphique de la haine des juifs, spécialement durant l’affaire Dreyfus à venir. Ce débaptême provoque la mobilisation et la colère des milieux catholiques d’extrême droite. – 2014 Exposition Willette au musée de l’Isle-Adam, Adolphe Willette j’étais bien plus heureux quand j’étais malheureux », conçue et organisée par Anne-Laure Sol, Nicholas-Henri Zmelty et Laurent Bihl. En répondant au commentaire d’un lecteur, je découvre qu’il fait des formations avec, entre autres, un séminaire sur les PASSEURS D’ÂMES. Aussitôt, mon esprit curieux s’éveille, KESAKO ? qu’est-ce que ça peut être ? Passionnée par l’Egypte antique, Passeur d’âme me fait aussitôt penser à la traversée du fleuve ACHÉRON , à Anubis le dieu psychopompe, à la pesée des âmes mais je ne vois pas très bien ce que cela peut représenter au XXIe siècle. Les passeurs d’âmes seraient-ils donc ces personnes qui aident les mourants à passer de l’autre côté ? » Anubis le passeur d’âme en Egypte antique LES PASSEURS D’ÂMES Aujourd’hui je suis heureuse de vous présenter un article invité d’EMMANUEL FERRAN, Psy-thérapeute, Energéticien, Formateur et Passeur d’âmes qui va nous expliquer ce qu’est un PASSEUR D’ÂMES et vous découvrirez qu’il ne s’agit pas uniquement de ceux qui aident les malades à faire le Grand Saut mais écoutons Emmanuel … Les passeurs d’âmes Etes vous des passeurs d’âmes ? Les passeurs d’âmes, qui sont ils ? Se sont des êtres qui appartiennent à la famille d’âmes des passeurs. Ils sont surtout connus pour leur accompagnement auprès des défunts à retourner dans la lumière. Mais c’est loin d’être leur seul service. Ils ont la capacité d’ouvrir une porte entre 2 mondes. Cette capacité leur permet également d’agir dans les différentes dimensions karmiques communément appelées vies antérieures. De mon expérience, j’ai le sentiment que la fréquence la vibration des passeurs d’âmes permet de faire un pont entre 2 dimensions fréquences vibratoires différentes. Le rôle des passeurs d’âmes Leur rôle est de faciliter les changements, les passages d’une âme au cours de sa vie. Voici les passages les plus connus le début de l’incarnation la naissance le passage de l’enfance à l’adolescence le passage de l’adolescence à l’adulte le passage de fin de vie, la mort le passage dans les différents plans astraux Leur présence est également appréciée lors des changements de vie professionnelle, les changements de vie amoureuse ou encore lors des déménagements. En ce moment il y a beaucoup de passeurs à l’action car la Terre est en plein changement vibratoire. La présence des passeurs facilite le changement du taux vibratoire des êtres habitant la planète Terre. Beaucoup de personnes ne sont pas conscientes d’être des passeurs ce qui ne les empêche pas de remplir leur rôle. Voici quelques exemples de jobs où les passeurs ont leur place sage femme conseiller d’orientation coach médiateur amie vous pensez à une amie que vous avez pas vu depuis un moment et vous lui téléphonez. Dans la conversation vous vous rendez compte qu’elle est en changement radical dans sa vie. liste non exhaustive Je pense qu’avec ces exemples vous comprenez mieux le rôle et le moment d’action des passeurs. QUI SONT LES PASSEURS D’ÂMES Se sont des facilitateurs à un changement, un passage. Ils sont comme un phare qui aide à prendre une direction par leur simple présence. Les passeurs d’âmes De quoi a besoin un passeur pour remplir son rôle ? Il a juste besoin d’être. Plus il est centré, ancré et dans la conscience du cœur et plus son action est simple et puissante. Ce qui demande d’avoir un minimum d’hygiène de vie physique et énergétique et de bien prendre soin des tous ses corps. Lorsqu’une personne est consciente qu’elle est un passeur, il me semble important de mettre des limites afin de ne pas être sollicité en permanence par des âmes en demande de passage. Par l’intention, définir les moments ou il choisit d’être dans le service de passeur d’âme. Si le passeur ne définit pas ses limites, il peut se retrouver en action 24h/24h. Au bout d’un certain temps, il risque d’en être très fatigué et ne plus avoir assez d’énergie pour remplir son rôle. Voire même tomber malade ou être complètement squatté par tout un tas d’âmes errantes. Les qualités aidant un passeur La présence d’être dans le cœur l’écoute empathique la bienveillance le respect du libre arbitre l’intuition la médiumnité Les alliés des passeurs Les passeurs sont très accompagnés par les êtres de lumières dans leur service. Ils sont toujours là. Et quand vous avez envie d’un peu plus de soutien vous pouvez appelez selon votre intuition Anubis Le sô du passeur * L’Archange Jérémiel Les anges spécialisés pour les passeurs liste non exhaustive * Le SÔ du passeur aide aussi bien le passeur lui même que les âmes qui sont aidé par le passeur. Pour les âmes aidées par le passeur, le sô facilite le passage, pour le passeur le SÔ l’aide à être plus en accord avec son service, transforme ces peurs, facilite le développement des perceptions claire-voyance, claire-sentence,claire-audience, intuition,… Les Sô sont issus du livre Sceaux de vie de Donald Doan et Jacqueline Célestine aux éditions les 3 monts. Le cas le plus connu celui d’accompagnement des défunts Avant de faire quoi que se soit, il est important de vérifier si le défunt est prêt à remonter dans la lumière. Il arrive qu’un défunt ait encore à expérimenter des choses dans la dimension où il se trouve. un des pièges des passeurs serait de vouloir sauver tout le monde Si l’autorisation est donnée d’aider cette âme, alors le job peut commencer. Cela passe par plusieurs étapes Reconnaître l’être en le saluant L’accompagner à se décharger émotionnellement. Le rassurer en lui expliquant ce qui va se passer. Puis l’inviter à suivre les êtres de lumières. Vérifier que le passage s’est bien effectué Remercier les êtres de lumières qui ont participé au passage Si il y a un blocage durant le processus, l’intuition et/ou la médiumnité vont être d’un grand secours pour dénouer le blocage. Les blocages peuvent avoir plusieurs origines ; en voici quelques unes Un vivant ne veut pas que le défunt parte. Le défunt veut rester auprès d’un vivant. le défunt ne sait pas qu’il est mort. cas des accidents brutaux, par exemple Le défunt ne voit pas la lumière c’est le cas après une mort très médicamentée, cancer, sida, … cela crée une couche grise dans l’aura qui peut empêcher de voir la lumière. Une mémoire karmique doit être nettoyée avant le passage. Le défunt a besoin de dire quelque chose à un vivant. souvent c’est un simple et puissant je t’aime » Un mot sur les différents familles d’âmes Accompagnement des mourants Vous trouverez sur internet différentes versions des familles d’âme existantes. Voici quelques familles La famille des maîtres La famille des guérisseurs La famille des alchimistes fées La famille des enseignants La famille des guerriers guérisseurs La famille des chamans La famille des visionnaires La familles des sages La famille des artisans de paix La famille des passeurs Un point que j’ai régulièrement croisé sur la toile est le fait que l’on appartienne à une seule famille et que l’on ne puisse pas en changer durant notre incarnation. Je ne me sens pas encore en phase avec cette vision, elle ne résonne pas chez moi. Plusieurs familles me parlent même si je me sens pleinement à ma place chez les passeurs. De mon point de vue, peu importe qui a la vérité sur les différentes familles existantes. Il me semble plus intéressant de voir avec quelles familles vous vous sentez en résonance. Si ces infos font sens à votre âme et vous permettent de mieux vous connaître et d’être plus en joie, alors gardez-les et approfondissez votre vérité intérieure de qui vous êtes vraiment. Vous souhaitant un bon bonheur et passage doux vers … votre vie ! Si vous êtes intéressés par les formations de PASSEURS D’ÂMES n’hésitez pas à contacter Emmanuel en cliquant sur son nom. Emmanuel Ferran photos by Francisco Diez & digitalpimp. * Le SÔ du passeur aide aussi bien le passeur lui même que les âmes qui sont aidées par le passeur. Pour les âmes aidées par le passeur, le SÔ facilite le passage, pour le passeur le SÔ l’aide à être plus en accord avec son service, transforme ces peurs, facilite le développement des perceptions claire-voyance, claire-sentence,claire-audience, intuition,… Les Sô sont issus du livre Sceaux de vie » de Donald Doan et Jacqueline Célestine aux éditions les 3 monts. J’ai demandé à Emmanuel de m’expliquer brièvement en quoi consistait cette formation La formation que je propose sur les passeurs d’âmes permet de prendre confiance en soi dans notre service de passeur On y apprend à découvrir et développer ses propres perceptions tout le monde ne perçoit pas un défunt de la même manière on apprend à bien s’ancrer on apprend également à se nettoyer après des passages si nécessaire on apprend et on pratique le processus de passage d’un défunt. on transmute les peurs liées à son service de passeur La semaine prochaine un nouvel article Le Tarot Intuitif en action avec le tirage questionnement Sur mon blog SOS STRESS Jetez votre stress aux orties Si vous avez aimé cet article, cliquez sur j’aime » et retrouvez-moi sur Facebook ! [likebox] Par le 28 septembre 2013 / Les chemins de l'intuition, Mediums, Mystères/linexpliqué, NDE ou EMI /Expériences de Mort Partagées/La mort, Outils et clés

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